Plus d'un tiers des Français prendront le train pour les vacances d'été, les autres trouvent qu'il est trop cher

# Train et vacances d'été : le prix reste le principal frein pour une majorité de Français Selon un sondage réalisé par Toluna Harris Interactive pour l'Afra, l
# Train et vacances d'été : le prix reste le principal frein pour une majorité de Français
Selon un sondage réalisé par Toluna Harris Interactive pour l'Afra, l'association qui regroupe les concurrents de la SNCF, plus d'un tiers des Français prévoient de prendre le train pour leurs vacances estivales. Une proportion qui atteint même 51 % chez les 18-34 ans. Pourtant, pour ceux qui écartent cette option, le motif est sans appel : 42 % d'entre eux invoquent des tarifs jugés trop élevés. L'étude, menée en ligne les 22 et 23 juin 2026 auprès d'un échantillon représentatif de 1 045 personnes, met en lumière un paradoxe : alors que l'été s'annonce record pour la SNCF et ses concurrents, le coût du billet reste un obstacle majeur.
## Un engouement réel mais contrasté
### Les jeunes, moteurs de la fréquentation ferroviaire
L'enquête révèle que 36 % des Français déclarant partir en vacances cet été utiliseront le train. Ce chiffre grimpe à 51 % pour la tranche des 18-34 ans, signe d'une sensibilité accrue des jeunes générations aux enjeux environnementaux et à la praticité du rail. Toutefois, ce taux de départ cache des disparités : 31 % des personnes interrogées renoncent au train en raison de l'absence de desserte vers leur destination, et 27 % pointent le manque de liaison directe. Ces éléments suggèrent que le réseau ferroviaire, malgré son maillage, ne couvre pas encore l'intégralité des besoins estivaux.
### Le prix, barrière numéro un
Le principal enseignement de cette étude est sans doute le poids du facteur prix. 60 % des sondés estiment que des tarifs plus bas constitueraient la première incitation à prendre davantage le train pour leurs vacances. Viennent ensuite l'amélioration de la qualité de service et la praticité des correspondances. Ce constat intervient dans un contexte où la SNCF, confrontée à une demande soutenue, pourrait être tentée d'augmenter ses prix, tandis que ses concurrents peinent encore à s'imposer.
## La concurrence, un levier encore timide
### Une part de marché famélique mais une opinion favorable
En France, la concurrence dans la grande vitesse ne représente que 2 % des parts de marché. Pourtant, 85 % des Français se déclarent favorables à l'arrivée de nouveaux opérateurs. Ce chiffre traduit une attente forte, mais il convient de le nuancer : la notoriété des acteurs alternatifs comme Trenitalia et Renfe semble encore faible. Trenitalia, qui opère sur les liaisons Paris-Lyon-Milan et Paris-Marseille, affiche un taux de remplissage moyen de seulement 45 % en France, bien en deçà des standards de la SNCF.
### Des prix "justes" comme argument
"L'arrivée de nouveaux opérateurs ferroviaires vient justement renforcer l'offre, améliorer la qualité de service avec des prix justes", souligne Solène Garcin-Berson, Déléguée générale de l'Afra. Cette déclaration intervient alors que l'association milite pour une ouverture plus large du marché. Cependant, les résultats de l'étude suggèrent que la concurrence, pour être efficace, doit d'abord se faire connaître et gagner en parts de marché. À ce jour, les prix pratiqués par ces opérateurs ne semblent pas encore suffisamment attractifs pour capter une clientèle plus large.
## Conclusion : un été record, mais des défis persistants
L'été 2026 s'annonce record pour le transport ferroviaire en France, porté par une demande soutenue et une appétence croissante pour le train, notamment chez les jeunes. Pourtant, le prix reste un frein majeur pour une majorité de Français, et la concurrence, bien que plébiscitée dans les sondages, peine encore à s'imposer. L'enjeu pour les années à venir sera de concilier attractivité tarifaire, qualité de service et développement du réseau, afin que le train devienne véritablement l'option de transport privilégiée pour tous les vacanciers.