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Plus de soldats, plus de pétrole… Vladimir Poutine s'enfonce dans la guerre en Ukraine

Economie · · Par Julie MOREAU

Plus de soldats, plus de pétrole… Vladimir Poutine s'enfonce dans la guerre en Ukraine

## Recrutement militaire : l'équation impossible de Moscou La Russie poursuit son effort de guerre en Ukraine et cherche à élargir encore les rangs de son armée

## Recrutement militaire : l'équation impossible de Moscou La Russie poursuit son effort de guerre en Ukraine et cherche à élargir encore les rangs de son armée, rapporte BFM Business dans un podcast consacré à la stratégie du Kremlin. Mais selon cette source, les pertes s'accumulent et le recrutement de nouveaux combattants devient un défi croissant. Une question structurelle se pose alors : entre les hommes et l'argent, quel facteur viendra à manquer en premier à Vladimir Poutine ? ## Une armée à reconstituer en permanence Le défi humain apparaît central. Toujours selon BFM Business, la Russie veut « encore grossir les rangs de son armée », mais les pertes enregistrées sur le front compliquent chaque nouvelle vague de mobilisation. Le recrutement, qui reposait largement sur des incitations financières et des contrats proposés aux régions les plus pauvres du pays, devient plus difficile à mesure que le conflit s'installe dans la durée. Cette tension démographique pèse sur la capacité de Moscou à maintenir un volume de troupes suffisant pour soutenir ses opérations. La question posée par la source est donc double : jusqu'où Vladimir Poutine peut-il pousser son effort de guerre, et quel maillon de sa machine militaire cédera le premier ? ## Le pari du pétrole arctique Pour financer ce conflit, le Kremlin mise notamment sur un « gigantesque trésor pétrolier caché dans l'Arctique », selon BFM Business. Des dizaines de milliards de barils y seraient identifiés, accompagnés de nouvelles routes d'exportation destinées à contourner les sanctions occidentales. Moscou développe ainsi une « flotte fantôme devenue tentaculaire », un système parallèle qui lui permet de continuer à vendre son brut malgré les restrictions imposées par les pays occidentaux. Cette architecture logistique et financière illustre la volonté russe de sanctuariser ses revenus énergétiques, pilier du budget fédéral et donc du financement de l'effort militaire. ## Une pression qui dépasse l'Ukraine Le contexte décrit par BFM Business ne se limite pas au front ukrainien. La même source évoque, dans un épisode connexe, une Russie qui « joue avec les nerfs de l'Otan » : réseau ferroviaire paralysé aux Pays-Bas, attaque de drone en Allemagne, flotte fantôme au large de l'Irlande. Cette doctrine, héritée de la Guerre froide, pousse les pays européens à réévaluer leur stratégie militaire, à l'image de la Suède, dont le chef d'État-major a été rencontré par la rédaction. La pression russe s'exerce donc sur plusieurs théâtres simultanément, ce qui complexifie la réponse occidentale et alimente le débat sur la soutenabilité de l'effort de guerre russe dans le temps. ## Un équilibre fragile Entre difficultés de recrutement et dépendance persistante aux hydrocarbures, la position russe repose sur un équilibre fragile. Si les revenus pétroliers venaient à se contracter sous l'effet des sanctions, ou si le vivier de recrues s'épuisait, l'équation financière et humaine du conflit s'en trouverait profondément modifiée. La question du seuil de rupture — humain ou économique — reste ouverte, et constitue désormais l'un des principaux points d'observation pour les analystes comme pour les chancelleries occidentales.