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«Plus personne n’a de véritable emploi du temps»: à Kiev, les familles vivent au rythme des alertes aériennes

Monde · · Par Claire BERNARD

«Plus personne n’a de véritable emploi du temps»: à Kiev, les familles vivent au rythme des alertes aériennes

À Kiev, les sirènes d'alerte aérienne rythment désormais la vie quotidienne des familles, bouleversant les horaires de travail, de sommeil et de scolarité. Selo

À Kiev, les sirènes d'alerte aérienne rythment désormais la vie quotidienne des familles, bouleversant les horaires de travail, de sommeil et de scolarité. Selon des informations rapportées par RFI, les alertes incessantes désorganisent profondément le quotidien des habitants de la capitale ukrainienne, où les trajets entre le domicile, le travail et l'école deviennent chaque jour plus complexes. ## Une désorganisation structurelle du quotidien D'après les témoignages recueillis par RFI, la fréquence des alertes empêche désormais toute planification stable des journées. Lorsque la menace est jugée trop forte, le métro et certains transports publics interrompent leur service, compliquant un peu plus les déplacements des familles. Cette interruption des réseaux, notamment souterrains, prive les habitants d'un moyen de transport traditionnellement utilisé comme abri lors des bombardements. En effet, dans une capitale de plusieurs millions d'habitants, la suspension des rames transforme mécaniquement chaque alerte en perturbation majeure pour les salariés comme pour les écoliers. La formule employée par les habitants, selon laquelle « plus personne n'a de véritable emploi du temps », résume cette perte de repères temporels qui touche l'ensemble de la population. ## Un contexte diplomatique incertain Cette situation se déroule dans un contexte où les perspectives de désescalade demeurent floues. Selon des déclarations rapportées lundi 14 septembre par RFI, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé que l'Ukraine prendrait des « mesures de désescalade » si la Russie en faisait de même. Toutefois, il n'a pas confirmé les affirmations de Donald Trump selon lesquelles Moscou et Kiev auraient accepté de ne plus frapper leurs infrastructures énergétiques. Cette absence de confirmation officielle maintient donc une incertitude pesante sur l'évolution des frappes, d'autant plus que les infrastructures énergétiques constituent des cibles stratégiques depuis plusieurs mois. ## Les familles en première ligne Ce sont les familles qui supportent le poids le plus lourd de cette instabilité. Entre les nuits entrecoupées par les sirènes et les journées réorganisées en fonction des alertes, la vie scolaire et professionnelle se trouve fragmentée. Les parents doivent constamment anticiper l'imprévisible, tandis que les enfants grandissent dans un environnement où le métro sert autant de moyen de transport que d'abri potentiel. Cette réalité, documentée par RFI, illustre comment un conflit armé finit par s'immiscer dans les gestes les plus ordinaires de l'existence. ## Une perspective incertaine Si les déclarations de Volodymyr Zelensky ouvrent une possibilité de désescalade, celle-ci reste conditionnée à une réciprocité russe qui n'a pas été confirmée. En attendant, à Kiev, les familles continuent de vivre au rythme des alertes, sans perspective claire de retour à une temporalité normale. La question demeure de savoir combien de temps un tel mode de vie peut être soutenu par une population déjà éprouvée.