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Piratage des systèmes frigorifiques de supermarchés : le patron de Coopérative U dénonce une attaque «gravissime»

Une · · Par Claire BERNARD

Piratage des systèmes frigorifiques de supermarchés : le patron de Coopérative U dénonce une attaque «gravissime»

## Piratage des systèmes frigorifiques : Coopérative U dénonce une attaque « gravissime » Dans la nuit du dimanche 12 au lundi 13 octobre 2026, plusieurs enseig

## Piratage des systèmes frigorifiques : Coopérative U dénonce une attaque « gravissime » Dans la nuit du dimanche 12 au lundi 13 octobre 2026, plusieurs enseignes de la grande distribution française ont été la cible d'une cyberattaque d'une nature inédite, visant directement les systèmes de régulation du froid de leurs magasins. Selon les informations rapportées par Le Figaro, les groupes Coopérative U, Intermarché, Monoprix, Carrefour et E.Leclerc figurent parmi les principales victimes de cette intrusion coordonnée. ## Une intrusion d'une ampleur nationale D'après les éléments relayés par Le Figaro, les hackers ont pris le contrôle à distance des systèmes de réfrigération de plusieurs centaines de points de vente répartis sur l'ensemble du territoire. Lundi matin, les employés de nombreux magasins auraient découvert des frigos et congélateurs affichant des températures anormalement élevées, atteignant selon les cas 35, 50, voire 80 degrés. Cette manipulation volontaire aurait ainsi compromis un maillon essentiel de la chaîne d'approvisionnement alimentaire française, posant de fait des questions sanitaires majeures sur les denrées exposées. ## Dominique Schelcher dénonce une attaque sans précédent Interrogé mardi matin au micro de RTL, Dominique Schelcher, PDG de Coopérative U, a qualifié l'événement d'« inédit, inattendu et gravissime ». Le dirigeant a précisé que seuls 80 magasins de son enseigne auraient été touchés par l'attaque. « De toute ma carrière professionnelle, je n'ai jamais vu ça », a-t-il déclaré, soulignant le caractère exceptionnel de l'incident. Selon les données citées par Le Figaro, le coût des dégâts varierait de quelques dizaines de milliers d'euros dans les petits points de vente à près de 200 000 euros dans les hypermarchés, un différentiel qui reflète l'ampleur variable des stocks concernés. ## Une vulnérabilité logicielle pointée du doigt Selon les informations du Figaro, l'origine de la faille pourrait résider dans l'utilisation d'une version obsolète du logiciel danois Danfoss, qui équipe encore un grand nombre de grandes enseignes. Ce système de régulation centralisé serait directement relié à Internet, sans sécurisation particulière, ce qui aurait facilité l'intrusion des attaquants. Cette configuration, qualifiée de vulnérabilité structurelle par plusieurs observateurs du secteur, interroge sur les pratiques de cybersécurité d'une filière pourtant critique. ## Un enjeu de sécurité alimentaire et de confiance Cette cyberattaque soulève des questions qui dépassent le seul cadre économique. En effet, la chaîne du froid constitue un élément déterminant de la sécurité sanitaire des produits alimentaires, et toute rupture prolongée pourrait entraîner des conséquences sur la qualité des denrées mises en vente. Par ailleurs, cet incident pourrait accélérer une prise de conscience des acteurs de la distribution quant à la nécessité de renforcer la sécurisation de leurs infrastructures numériques, notamment celles liées à des équipements physiques essentiels. Toutefois, aucune confirmation officielle n'a pour l'heure été apportée quant à l'identité des auteurs ni à leurs motivations. Une enquête devrait être ouverte pour déterminer les circonstances exactes de cette intrusion, dont l'ampleur réelle pourrait encore évoluer dans les prochains jours.