Onyx Infos

Piratage du fisc : Lisnard et Knafo réclament la suspension de la facturation électronique, prévue le 1er septembre

Une · · Par Claire BERNARD

Piratage du fisc : Lisnard et Knafo réclament la suspension de la facturation électronique, prévue le 1er septembre

# Piratage du fisc : Lisnard et Knafo réclament la suspension de la facturation électronique, prévue le 1er septembre À quelques jours de l'entrée en vigueur de

# Piratage du fisc : Lisnard et Knafo réclament la suspension de la facturation électronique, prévue le 1er septembre À quelques jours de l'entrée en vigueur de la réforme de la facturation électronique, prévue le 1er septembre prochain, la controverse prend de l'ampleur. La fuite massive de données dont a été victime l'administration fiscale fin juin a ravivé les critiques à l'égard d'une réforme jugée prématurée par plusieurs responsables politiques, parmi lesquels le maire de Cannes David Lisnard et l'eurodéputée Sarah Knafo. Selon des informations rapportées par Le Figaro ce 22 août 2026, les deux personnalités politiques demandent la suspension de ce dispositif qui concernera directement les dix millions d'entreprises assujetties à la TVA. Ces dernières devront, à compter du 1er septembre, être en mesure de recevoir des factures au format électronique via des plateformes agréées, lesquelles transmettront également les données à l'administration fiscale. ## Une réforme contestée après la fuite de données de fin juin Le contexte sécuritaire est particulièrement tendu. La grave fuite de données ayant touché le fisc fin juin dernier a en effet mis en lumière les fragilités de l'État et de l'administration en matière de cybersécurité. D'après les éléments rapportés par la presse nationale, des informations sensibles appartenant à des contribuables auraient été exposées, suscitant une vive émotion parmi les citoyens et les élus. C'est dans ce climat de défiance que David Lisnard, candidat déclaré à la présidentielle de 2027 avec son parti Nouvelle Énergie, a choisi de faire entendre sa voix. Pour le maire de Cannes, lancer une réforme d'une telle ampleur dans un contexte où la sécurité des systèmes d'information de l'administration n'apparaît pas garantie relèverait d'une prise de risque inconsidérée. La facturation électronique implique en effet la centralisation d'un volume considérable de données sensibles relatives aux transactions commerciales des entreprises françaises. ## Un calendrier jugé irréaliste par les opposants Par ailleurs, Sarah Knafo, eurodéputée connue pour ses positions critiques à l'égard des réformes administratives européennes et nationales, rejoint cette demande de suspension. Selon ses déclarations rapportées par Le Figaro, le calendrier retenu ne permettrait pas aux entreprises de s'adapter dans des conditions sereines, d'autant plus que les plateformes agréées peinent à être déployées dans les délais impartis. Les interrogations portent également sur la capacité des éditeurs de logiciels à proposer des solutions conformes aux exigences réglementaires avant l'échéance du 1er septembre. Plusieurs organisations professionnelles avaient d'ailleurs déjà alerté les pouvoirs publics sur les risques d'une mise en œuvre précipitée, évoquant des coûts supplémentaires pour les entreprises et des risques opérationnels significatifs. ## Un big bang fiscal aux implications multiples La réforme de la facturation électronique constitue un chantier majeur pour l'administration fiscale française. Elle s'inscrit dans un mouvement plus large de modernisation et de dématérialisation des échanges entre les entreprises et le fisc, avec pour objectif affiché une meilleure connaissance des transactions et une lutte renforcée contre la fraude à la TVA. Toutefois, les récents événements liés au piratage des données du fisc pourraient conduire les autorités à revoir leur copie. Le gouvernement n'a, à ce stade, pas officiellement réagi aux demandes de suspension formulées par David Lisnard et Sarah Knafo. Il semblerait que Bercy maintienne pour l'instant le calendrier initial, tout en renforçant les dispositifs de sécurité autour des plateformes agréées. Les prochaines semaines seront décisives pour déterminer si cette réforme, attendue depuis plusieurs années, sera finalement reportée ou si elle entrera en vigueur comme prévu, malgré les inquiétudes exprimées.