Piratage du fisc : l’administration annonce une «troisième fuite» sur des données liées aux successions

L’administration fiscale française a confirmé, ce mardi 18 août 2026, la survenue d’une « troisième fuite » de données, cette fois liée aux successions. Selon d
L’administration fiscale française a confirmé, ce mardi 18 août 2026, la survenue d’une « troisième fuite » de données, cette fois liée aux successions. Selon des informations rapportées par Le Figaro avec l’AFP, la Direction générale des finances publiques (DGFiP) a annoncé lors d’une conférence de presse que cette nouvelle compromission avait été « rapidement coupée », sans toutefois préciser dans l’immédiat l’ampleur exacte des données concernées.
## Une série noire pour la DGFiP
Cette annonce intervient dans un contexte déjà tendu pour l’administration fiscale, qui a révélé en fin de semaine dernière la « compromission d’un compte d’un agent ». Le pirate en a profité pour aspirer des informations sensibles, notamment des « données d’identification personnelle », des informations fiscales telles que le taux de prélèvement à la source, le quotient familial, l’adresse ou encore le revenu fiscal de référence. Ces éléments concerneraient plusieurs centaines de milliers de comptes de contribuables, particuliers comme professionnels.
Parallèlement, les données cadastrales d’environ 200 000 comptes auraient également été compromises, selon l’administration fiscale. Cette nouvelle fuite, relative aux successions, ajoute une couche supplémentaire à un dispositif de sécurité déjà sous pression. La DGFiP n’a pas encore communiqué sur le nombre de dossiers touchés par cette troisième brèche, ni sur les mesures correctives spécifiques mises en place pour en limiter les conséquences.
## Des implications potentielles pour les contribuables
Les données liées aux successions sont particulièrement sensibles, car elles peuvent révéler des informations patrimoniales détaillées, des liens familiaux ou encore des montants transmis entre générations. Une exposition de ces éléments pourrait, selon des experts en cybersécurité, faciliter des tentatives d’usurpation d’identité ou des manœuvres de fraude ciblée. Toutefois, aucune preuve d’une exploitation malveillante de ces données n’a été rapportée à ce stade par les autorités.
La répétition de ces incidents soulève des interrogations sur la robustesse des systèmes de protection des données au sein des administrations publiques. En effet, la compromission d’un compte d’agent, qui semble être à l’origine de ces fuites, suggère une faille potentielle dans les procédures d’authentification ou de surveillance interne. La DGFiP n’a pas encore indiqué si des audits supplémentaires avaient été lancés pour prévenir de nouveaux incidents.
## Un précédent préoccupant
Ce n’est pas la première fois que l’administration fiscale française est confrontée à des problèmes de sécurité informatique. Des incidents antérieurs, bien que de moindre ampleur, avaient déjà conduit à des renforcements des protocoles. Cependant, la fréquence et la diversité des données exposées lors de cette série d’attaques pourraient inciter les autorités à revoir en profondeur leur stratégie de cybersécurité. D’après des sources proches du dossier, des discussions seraient en cours pour accélérer la mise en place de systèmes de détection plus performants et de formations accrues pour les agents.
En attendant, les contribuables concernés sont invités à la vigilance, notamment en ce qui concerne les communications non sollicitées ou les demandes d’informations personnelles. La DGFiP a rappelé qu’elle ne demandait jamais, par téléphone ou par courriel, de coordonnées bancaires ou de mots de passe. Les prochaines semaines devraient permettre d’en savoir plus sur l’étendue exacte de cette troisième fuite et sur les mesures de compensation envisagées pour les victimes potentielles.