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Piratage du fisc : ce que contient le courriel envoyé cette semaine aux milliers de victimes du vol de données

Une · · Par Claire BERNARD

Piratage du fisc : ce que contient le courriel envoyé cette semaine aux milliers de victimes du vol de données

L’administration fiscale a entamé, lundi soir, le contact avec les victimes de la fuite de données massive survenue en juin et juillet derniers. Selon des infor

L’administration fiscale a entamé, lundi soir, le contact avec les victimes de la fuite de données massive survenue en juin et juillet derniers. Selon des informations rapportées par *Le Figaro*, plusieurs centaines de milliers de contribuables vont recevoir cette semaine un courriel les informant de la compromission de leurs données personnelles. ### Un courriel standardisé pour informer les victimes « Vous êtes concerné(e) par cet acte de malveillance » : c’est par cette phrase que débute le message électronique adressé aux personnes touchées. D’après les éléments publiés par le quotidien, ce courriel rappelle d’abord sommairement les faits, à savoir l’intrusion d’un « acteur malveillant » dans les systèmes de la Direction générale des Finances publiques (DGFiP). Le message informe ensuite le destinataire sur la nature précise des données potentiellement exfiltrées lors de l’attaque. Le courriel précise notamment que « votre identifiant fiscal, votre état civil, vos coordonnées, votre situation fiscale et la liste des messages échangés avec la DGFiP par la messagerie d’impots.gouv.fr » font partie des informations susceptibles d’avoir été consultées par les pirates. Cette communication intervient après plusieurs semaines d’enquête et de sécurisation des systèmes, l’administration ayant pris le temps d’identifier l’étendue exacte de la compromission avant d’avertir les victimes. ### Un volume de victimes considérable Le nombre de personnes concernées par cette fuite est significatif. Au total, ce sont 678 000 particuliers et entreprises qui sont impactés par cette intrusion, selon les données communiquées par l’administration fiscale et relayées par *Le Figaro*. Ce chiffre place cet incident parmi les plus importantes violations de données touchant une institution publique française ces dernières années. Le caractère massif de cette fuite s’expliquerait par la nature des services visés, la DGFiP centralisant l’ensemble des données fiscales des contribuables français. Les informations potentiellement dérobées couvrent un large spectre de la vie administrative des victimes, allant de l’identité civile aux échanges avec l’administration, en passant par la situation financière déclarée. Cette diversité de données augmente potentiellement les risques d’usurpation d’identité ou de tentatives de fraude ciblée à l’encontre des personnes concernées. ### Des données sensibles préservées Malgré l’ampleur de la fuite, certains éléments sensibles seraient restés hors de portée des cybercriminels. Selon les précisions apportées par l’administration fiscale, les déclarations de revenus et les avis d’imposition n’auraient pas été compromis lors de cette intrusion. De même, les accès aux espaces personnels sur le site impots.gouv.fr seraient demeurés sécurisés, les pirates n’ayant pas réussi à s’emparer des identifiants de connexion. Cette distinction entre les données volées et celles préservées apparaît comme un élément rassurant pour les victimes, bien que la compromission des coordonnées personnelles et de la situation fiscale reste préoccupante. Les experts en cybersécurité soulignent régulièrement que ce type d’informations, combiné à d’autres données disponibles sur les réseaux, peut faciliter des opérations d’ingénierie sociale sophistiquées. Les victimes sont donc appelées à la plus grande vigilance dans les semaines à venir, notamment face à d’éventuels courriels ou appels frauduleux se faisant passer pour l’administration. ### Les recommandations aux contribuables concernés Le courriel envoyé par la DGFiP comporterait également des consignes de prudence à destination des victimes. L’administration recommanderait notamment de surveiller attentivement ses comptes bancaires et ses relevés fiscaux, ainsi que de se méfier des sollicitations inattendues par téléphone ou par courrier électronique. Les contribuables concernés sont également invités à signaler toute activité suspecte aux autorités compétentes. Cette procédure d’information s’inscrit dans le cadre de l’obligation légale de notification des violations de données personnelles prévue par le Règlement général sur la protection des données (RGPD). La Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) avait d’ailleurs été alertée dès la découverte de l’intrusion, et l’enquête technique se poursuit afin de déterminer les modalités exactes de l’attaque et d’identifier les responsables présumés. L’administration fiscale, de son côté, assure avoir renforcé ses dispositifs de sécurité pour prévenir tout nouvel incident de cette nature.