Pierre Valentin : «La France insoumise représente le parti du “Ça”, celui du défoulement et des pulsions»

## Pierre Valentin : «La France insoumise représente le parti du “Ça”» Dans une tribune publiée par Le Figaro le 6 octobre 2026, l'essayiste Pierre Valentin dre
## Pierre Valentin : «La France insoumise représente le parti du “Ça”»
Dans une tribune publiée par Le Figaro le 6 octobre 2026, l'essayiste Pierre Valentin dresse un parallèle entre les récents épisodes de violences urbaines et le positionnement politique de La France insoumise. Selon l'auteur de *Malaise dans la génération Z*, le parti de gauche radicale incarnerait une formation politique du « Ça », en référence à la seconde topique freudienne, celle du défoulement pulsionnel et de l'absence de refoulement.
## Un contexte de violences urbaines préoccupant
Le texte s'appuie sur une série de faits survenus ces derniers jours dans le cadre des blocages lycéens. Selon l'auteur, ces événements incluent un professeur aspergé d'essence, trente universités bloquées, une femme brûlée au visage à Marseille par un adolescent de quinze ans à l'aide d'un lance-flamme artisanal, une policière rouée de coups au sol, ainsi que des magasins pillés à Tours et à Paris. Pierre Valentin souligne que ces violences ont été majoritairement condamnées par les élus, à l'exception notable de La France insoumise, qui continuerait selon lui de soutenir les auteurs de ces actes. D'après l'essayiste, ce positionnement s'inscrirait dans une dynamique plus large, également portée par certains intellectuels de gauche.
## Une lecture psychanalytique du paysage politique
L'auteur mobilise une grille d'analyse inspirée des travaux de l'historien Christopher Lasch qui, en 1984, conceptualisait l'existence de trois « partis » psychanalytiques calqués sur la tripartition freudienne. Pierre Valentin reprend cette typologie pour situer La France insoumise du côté du « Ça », instance psychique associée aux pulsions et à la recherche de satisfaction immédiate. Il cite par ailleurs les analyses de Maurice Berger, pédopsychiatre, et d'Alexandre Stobinsky, magistrat, selon lesquels cette violence témoignerait d'une jeunesse éprouvant un « plaisir jubilatoire à anéantir ». Cette référence à des spécialistes vise à ancrer le propos dans un cadre clinique et judiciaire plutôt que strictement polémique.
## Un rapport à la violence qui se décomplexe
Selon l'essayiste, le rapport de ces individus à la violence se décomplexerait au fil des années dans des proportions qu'il qualifie d'inimaginables. Cette évolution concernerait particulièrement la génération Z, désignée dans le texte comme la classe d'âge des 13-31 ans. Pierre Valentin estime que cette jouissance dans la destruction constituerait un phénomène distinctif, qui trouverait un écho politique dans les positions de La France insoumise. Il s'inquiète de voir des soutiens intellectuels accompagner ce mouvement, ce qui contribuerait selon lui à banaliser des comportements jusqu'alors marginaux.
## Un débat qui interroge la responsabilité politique
Cette tribune s'inscrit dans un débat plus large sur la responsabilité des formations politiques face aux débordements violents observés lors de mouvements sociaux ou lycéens. La thèse défendue par Pierre Valentin, qui établit un lien direct entre un positionnement idéologique et des comportements pulsionnels, reste contestée par une partie de la gauche, qui y voit une stigmatisation d'un mouvement social légitime. Le débat sur les ressorts profonds de ces violences, entre facteurs socio-économiques, culturels et politiques, demeure ouvert, alors que les autorités continuent de documenter les faits survenus ces dernières semaines.