Onyx Infos

Pierre Gattaz, ancien président du Medef, assure que "les Français en ont marre d'être taxés"

Economie · · Par Julie MOREAU

Pierre Gattaz, ancien président du Medef, assure que

Pierre Gattaz, ancien président du Medef, a livré un constat sans détour sur la perception de la fiscalité dans l'Hexagone. Intervenant sur BFM Business, il a a

Pierre Gattaz, ancien président du Medef, a livré un constat sans détour sur la perception de la fiscalité dans l'Hexagone. Intervenant sur BFM Business, il a affirmé que « les Français en ont marre d'être taxés », une déclaration qui intervient dans un climat économique tendu, marqué par des débats récurrents sur le budget et la pression fiscale. Cette prise de position, rapportée par la chaîne d'information économique, relance le débat sur l'équilibre entre prélèvements obligatoires et compétitivité, alors que le pays cherche des marges de manœuvre budgétaires. ## Un cri d'alarme sur la pression fiscale L'ancien président du Medef, qui a dirigé l'organisation patronale de 2013 à 2017, a insisté sur le sentiment de lassitude qui gagne les contribuables français. Selon lui, la situation économique actuelle serait « catastrophique », un adjectif fort qui témoigne de son inquiétude face à la trajectoire des finances publiques. Pierre Gattaz a également souligné que « pour qu'une économie marche, on a besoin d'écouter les patrons », une formule qui résume sa vision libérale et son attachement au dialogue avec les entreprises comme levier de croissance. Ces propos s'inscrivent dans un contexte où le gouvernement cherche à réaliser des économies, notamment dans la préparation du budget 2027. Les déclarations de l'ancien dirigeant patronal pourraient trouver un écho particulier auprès des chefs d'entreprise, qui dénoncent régulièrement le poids des charges et des impôts sur leur activité. La question de la fiscalité demeure en effet un sujet sensible, susceptible d'influencer les décisions d'investissement et de création d'emplois. ## Un débat relancé sur la compétitivité Les observations de Pierre Gattaz interviennent alors que plusieurs dossiers économiques sensibles occupent le devant de la scène. Le débat sur les dividendes, notamment, refait surface : Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, a proposé d'interdire les dividendes dans les sociétés qui ne s'engagent pas dans leur transition écologique. Cette proposition, qui contraste avec la vision de l'ancien président du Medef, illustre les divergences profondes sur la répartition de la valeur ajoutée entre le capital, le travail et l'investissement vert. Par ailleurs, la question du budget 2027 s'annonce épineuse. Jordan Bardella, président du Rassemblement national, n'a pas exclu de « censurer » le prochain projet de loi de finances, une menace qui plane sur la majorité et qui pourrait compliquer l'adoption de mesures fiscales. Dans ce climat d'incertitude politique, les déclarations de Pierre Gattaz prennent une résonance particulière, rappelant aux décideurs que la perception de la fiscalité par les citoyens et les entreprises constitue un enjeu majeur pour la croissance. ## L'écho dans le paysage économique Les propos de l'ancien président du Medef ne manqueront pas d'alimenter les discussions au sein des cercles économiques et politiques. Alors que la France s'efforce de maintenir son attractivité face à ses voisins européens, la question de la pression fiscale demeure un sujet de friction récurrent. Les comparaisons internationales, notamment avec des pays comme la Suède, qui vient de signer un contrat de 4,3 milliards d'euros pour l'acquisition de frégates françaises, montrent que la compétitivité ne se limite pas à la fiscalité, mais englobe aussi l'innovation et la défense. Pierre Gattaz, fort de son expérience à la tête de la première organisation patronale française, apporte une voix qui se veut pragmatique dans un débat souvent idéologique. Ses déclarations, si elles ne constituent pas une surprise de la part d'un fervent défenseur du libéralisme économique, ont le mérite de rappeler que la fiscalité n'est pas une variable d'ajustement sans conséquences. Alors que le pays s'apprête à débattre de son prochain budget, ces propos pourraient influencer les arbitrages à venir, même si leur portée réelle dépendra de la capacité des acteurs politiques à traduire ces préoccupations en politiques concrètes.