Petits arrêts maladie: "Je pense qu'on peut tous faire des efforts", soutient Dominique Carlac'h, dirigeante d'une entreprise et membre du Medef

## Petits arrêts maladie : le Medef plaide pour un effort collectif La question des arrêts maladie de courte durée revient au cœur du débat social. Invitée sur
## Petits arrêts maladie : le Medef plaide pour un effort collectif
La question des arrêts maladie de courte durée revient au cœur du débat social. Invitée sur BFM Business, Dominique Carlac'h, dirigeante d'entreprise et membre du Medef, a défendu l'idée d'une responsabilité partagée entre employeurs, salariés et pouvoirs publics. Selon elle, la multiplication des petits arrêts pèse sur l'organisation du travail et sur les comptes de l'assurance maladie, un constat qui alimente les discussions sur le financement de la protection sociale.
## Un coût qui interroge les partenaires sociaux
Les arrêts maladie de courte durée représentent un enjeu financier majeur pour le système de santé français. Chaque année, les indemnités journalières versées par la Sécurité sociale et les compléments employeurs mobilisent des sommes considérables. Le sujet oppose traditionnellement les organisations patronales, soucieuses de maîtriser les absences, aux syndicats, qui y voient une remise en cause de la protection des salariés. Dominique Carlac'h inscrit son propos dans cette tension, en appelant à une forme de modération plutôt qu'à une remise en cause frontale des droits existants.
## « On peut tous faire des efforts »
Interrogée sur les petits arrêts maladie, la représentante du Medef a estimé que « l'on peut tous faire des efforts ». Cette formule, relayée par BFM Business, résume une position nuancée : il ne s'agit pas de contester le principe de l'arrêt de travail, mais d'encourager un usage plus mesuré dans les cas de courte durée. La dirigeante plaide ainsi pour une prise de conscience collective, sans désigner de responsabilité unique. Elle rejoint en cela une ligne défendue de longue date par le patronat, qui réclame davantage de contrôle et de dialogue dans les entreprises sur la gestion des absences.
## Un contexte social tendu
Cette prise de position intervient dans un climat où les questions de pouvoir d'achat et de fiscalité occupent le devant de la scène. Selon un sondage cité par BFM Business, sept Français sur dix réclament une baisse des taxes, malgré le refus affiché du gouvernement. Parallèlement, l'U2P, qui représente les petites entreprises, craint jusqu'à 78 000 défaillances d'entreprises en 2026. Dans ce contexte, la maîtrise des coûts, y compris ceux liés à l'absentéisme, devient un argument central pour les organisations patronales.
## Une négociation à venir
Le débat sur les arrêts maladie devrait s'inscrire dans les discussions plus larges sur le financement de la protection sociale. Les partenaires sociaux sont appelés à se prononcer sur l'équilibre entre droits des salariés et soutenabilité des comptes. La position de Dominique Carlac'h illustre la volonté du Medef d'aborder ces sujets sans confrontation ouverte, en misant sur la responsabilité individuelle et le dialogue. Reste à savoir si cette approche trouvera un écho du côté des syndicats, qui défendent une lecture différente des causes de l'absentéisme, souvent liées aux conditions de travail.
La question des petits arrêts maladie devrait donc continuer d'alimenter les débats entre partenaires sociaux, dans un contexte économique où chaque poste de dépense est scruté.