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Périscolaire à Paris : un animateur condamné à cinq ans de prison, dont un an ferme, pour des agressions sexuelles sur neuf enfants

Une · · Par Claire BERNARD

Périscolaire à Paris : un animateur condamné à cinq ans de prison, dont un an ferme, pour des agressions sexuelles sur neuf enfants

## Périscolaire à Paris : une première condamnation ferme dans le scandale des violences sexuelles Le tribunal correctionnel de Paris a rendu, mardi 15 septembr

## Périscolaire à Paris : une première condamnation ferme dans le scandale des violences sexuelles Le tribunal correctionnel de Paris a rendu, mardi 15 septembre 2026, une décision qualifiée de première dans le dossier des violences sexuelles au sein du périscolaire parisien. Selon les informations rapportées par Le Figaro, Mickaël M., 38 ans, animateur au sein de l'école élémentaire Vigée-Lebrun, dans le 15e arrondissement, a été condamné à cinq ans de prison, dont un an ferme sous bracelet électronique, pour des agressions sexuelles commises sur neuf fillettes entre 2022 et 2024. ## Les faits et le déclenchement de l'affaire D'après les éléments rapportés par le quotidien, l'affaire avait débuté en janvier 2024, lorsqu'une enfant âgée de six ans avait confié à sa mère qu'un animateur lui avait touché les fesses. Cette révélation avait immédiatement conduit à la suspension de Mickaël M. et à l'ouverture d'une enquête, confiée notamment à la Brigade de protection des mineurs. Au total, neuf fillettes âgées de six à neuf ans ont été identifiées comme victimes des agressions, sur une période s'étalant de 2022 à 2024, soit près de deux années durant lesquelles l'animateur aurait exercé ses fonctions au contact des enfants. ## Une peine conforme aux réquisitions du parquet La condamnation prononcée mardi apparaît conforme aux réquisitions du ministère public. En effet, le parquet avait requis la même peine, soit cinq ans de prison dont au moins un an ferme. Le tribunal a également ordonné dix ans de suivi sociojudiciaire, avec exécution provisoire, une mesure qui pourrait s'appliquer dès l'issue du procès. Cette décision constitue, selon Le Figaro, la première condamnation ferme depuis le début du scandale des violences dans le périscolaire parisien, un dossier qui avait suscité une vive émotion dans la capitale et au-delà. ## Un contexte institutionnel sous tension Cette affaire s'inscrit dans un contexte plus large de remise en cause des dispositifs de contrôle et de signalement au sein des structures d'accueil périscolaire de la Ville de Paris. Les révélations successives de ces derniers mois ont en effet conduit à s'interroger sur les procédures de recrutement, de surveillance et de traitement des alertes au sein des établissements scolaires et de leurs services annexes. La condamnation de Mickaël M. pourrait ainsi faire jurisprudence, tant sur le plan pénal que sur celui de la responsabilité institutionnelle. Toutefois, plusieurs procédures connexes resteraient en cours, selon des sources judiciaires, ce qui laisse présager de nouveaux développements dans les mois à venir. ## Une portée au-delà du cas individuel Au-delà de la sanction individuelle, l'enjeu semble désormais se déplacer vers la question de la prévention et de la protection des mineurs en milieu scolaire. Les familles des victimes, ainsi que plusieurs associations, pourraient demander des comptes aux autorités de tutelle sur les défaillances éventuelles ayant permis à ces agissements de se poursuivre pendant près de deux ans. La Ville de Paris n'a pas encore réagi publiquement à cette condamnation, mais le sujet devrait revenir dans le débat public, notamment à l'occasion des prochaines échéances municipales.