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Pensée pour des «opérations psychologiques» : qu’est-ce que la GBU-43, la «mère de toutes les bombes» que Donald Trump menace d’utiliser en Iran ?

Une · · Par Claire BERNARD

Pensée pour des «opérations psychologiques» : qu’est-ce que la GBU-43, la «mère de toutes les bombes» que Donald Trump menace d’utiliser en Iran ?

Selon des informations rapportées par CNN et relayées par Le Figaro dans son édition du 15 octobre 2026, le président américain Donald Trump aurait demandé au P

Selon des informations rapportées par CNN et relayées par Le Figaro dans son édition du 15 octobre 2026, le président américain Donald Trump aurait demandé au Pentagone d'envisager l'utilisation de la bombe GBU-43/B, surnommée « mère de toutes les bombes », contre des installations énergétiques et nucléaires iraniennes. Cette consigne, attribuée à des responsables américains cités par la chaîne d'information, intervient dans un contexte de tensions persistantes entre Washington et Téhéran, alors que le locataire de la Maison-Blanche a par ailleurs exclu toute frappe avant les élections de mi-mandat prévues le 3 novembre. ## Une arme conçue pour l'effet psychologique La GBU-43/B, dont l'acronyme anglais MOAB signifie « Massive Ordnance Air Blast », est présentée comme la plus puissante ogive conventionnelle de l'arsenal américain. Selon les éléments rapportés par Le Figaro, il s'agit d'une bombe à effet de souffle massif, conçue moins pour la destruction ciblée que pour produire une onde de choc d'une intensité rare. Cette caractéristique expliquerait, selon plusieurs analystes cités dans l'article, son usage dans le cadre d'« opérations psychologiques » destinées à peser sur la détermination d'un adversaire. Donald Trump avait déjà été, en 2017, le premier président américain à ordonner son emploi opérationnel, ce qui confère à cette menace une dimension de précédent tangible. ## Un contexte de dissuasion sous tension D'après les responsables américains évoqués par CNN, la consigne présidentielle porterait spécifiquement sur « beaucoup d'infrastructures énergétiques » iraniennes. Cette orientation semblerait traduire une stratégie visant à affaiblir la capacité économique et industrielle de Téhéran plutôt qu'à frapper directement ses sites militaires. Toutefois, l'évocation d'installations nucléaires dans les consignes rapportées soulève des questions d'une autre nature, notamment au regard du droit international et des conséquences environnementales potentielles. En effet, l'usage d'une arme d'une telle puissance sur des sites sensibles pourrait entraîner des effets collatéraux difficilement contrôlables, une préoccupation régulièrement soulevée par des organisations de sécurité internationale. ## Une annonce qui suscite surprise et inquiétude Selon Le Figaro, la révélation de cette possible utilisation a provoqué un mélange de surprise et d'inquiétude aux États-Unis ce jeudi. Ce trouble s'expliquerait notamment par le calendrier politique : Donald Trump ayant lui-même exclu une attaque avant le 3 novembre, l'hypothèse d'une relance des frappes reste conditionnelle et pourrait relever d'une posture de dissuasion. Par ailleurs, la mention publique d'une telle arme interroge sur la frontière entre communication stratégique et préparation opérationnelle réelle. D'après des sources gouvernementales américaines, aucune décision définitive n'aurait été prise à ce stade, les consignes rapportées demeurant à l'état d'options étudiées par le Pentagone. ## Un précédent qui pèse sur l'analyse L'épisode de 2017, au cours duquel la GBU-43 avait été employée pour la première fois, constitue un point de référence central dans l'évaluation de la menace actuelle. À l'époque, l'usage de cette ogive avait été présenté comme une démonstration de force, davantage que comme une nécessité tactique immédiate. Cette lecture pourrait s'appliquer de nouveau au scénario iranien, d'autant plus que la dimension symbolique de la « mère de toutes les bombes » dépasse largement son seul effet matériel. Cependant, la répétition d'une telle menace à l'encontre d'un État souverain soulèverait des interrogations croissantes au sein de la communauté internationale, notamment sur les règles encadrant l'emploi de la force. La portée réelle de ces consignes reste, à ce stade, difficile à établir avec certitude. Leur confirmation ou leur abandon dépendra vraisemblablement de l'évolution du calendrier électoral américain et de la réponse iranienne.