Onyx Infos

Pédocriminalité : ce père qui traque les agresseurs de sa fille se désole de la lenteur des enquêteurs

Une · · Par Claire BERNARD

Pédocriminalité : ce père qui traque les agresseurs de sa fille se désole de la lenteur des enquêteurs

# Pédocriminalité : ce père qui traque les agresseurs de sa fille se désole de la lenteur des enquêteurs Depuis plusieurs mois, un père de famille niçois mène s

# Pédocriminalité : ce père qui traque les agresseurs de sa fille se désole de la lenteur des enquêteurs Depuis plusieurs mois, un père de famille niçois mène seul des investigations pour identifier les hommes qui entretiennent des conversations à caractère sexuel avec sa fille de 12 ans sur les réseaux sociaux. Georges Bilello, chauffeur de poids lourd, dénonce une justice qu'il juge trop lente face à l'urgence de protéger les mineurs en ligne. ## Un combat personnel né d'un drame familial Selon des informations rapportées par *Le Figaro* le 16 juin 2026, la fille de Georges Bilello, prénommée Léa, avait tenté de mettre fin à ses jours après avoir déposé plainte avec son père contre plusieurs hommes qui conversaient avec elle sur le réseau Snapchat. C'est ce traumatisme qui a poussé ce père à devenir « enquêteur amateur », comme il le confiait au quotidien en février dernier, « puisque la justice ne fait pas son travail ». Georges Bilello explique avoir lui-même « traqué ce pédophile qui parlait à [sa] fille » pendant plusieurs mois. Son action a permis l'identification et la condamnation d'Antoine F., 37 ans, un Isérois jugé pour « sollicitation d'un mineur par un majeur pour la diffusion ou la transmission de son image à caractère pornographique ». Au terme de longues heures d'audience, cet homme a été condamné à un an de prison avec sursis. ## Une nouvelle traque en cours Trois mois après ce procès, Georges Bilello se trouve à nouveau confronté à l'inertie qu'il dénonce. D'après les éléments recueillis par *Le Figaro*, il aurait identifié un deuxième individu avec lequel sa fille échangeait sur Snapchat. Ce suspect aurait été localisé il y a déjà trois mois, mais aucune interpellation n'aurait encore eu lieu à ce jour. Le père de famille exprime son désarroi face à ce qu'il perçoit comme un manque de réactivité des autorités judiciaires. Pour lui, chaque jour qui passe expose potentiellement d'autres enfants aux risques de prédation en ligne. Il souligne le décalage entre l'efficacité de ses propres recherches, menées avec des moyens limités, et la lenteur des procédures officielles. ## Les limites du système judiciaire face à la pédocriminalité en ligne Ce cas illustre les difficultés rencontrées par les services d'enquête dans le traitement des affaires de pédocriminalité numérique. Le nombre croissant de signalements, la complexité des investigations techniques sur les réseaux sociaux et la charge de travail des parquets pourraient expliquer, selon certaines sources proches du dossier, les délais d'intervention. La situation de Georges Bilello n'est pas isolée. De nombreux parents se retrouvent démunis face à des sollicitations malveillantes dont leurs enfants sont victimes en ligne. Les plateformes comme Snapchat, particulièrement prisées des jeunes utilisateurs, sont régulièrement pointées du doigt pour l'insuffisance de leurs dispositifs de protection. Le parquet de Nice, contacté par *Le Figaro*, n'aurait pas souhaité commenter cette affaire en cours. Georges Bilello, de son côté, affirme qu'il continuera ses recherches « aussi longtemps que nécessaire » pour protéger sa fille et, espère-t-il, faire évoluer les pratiques judiciaires dans ce domaine sensible.