Paul-François Fournier (Bpifrance) et Jean Schmitt (Jolt Capital) : Big, le rendez-vous des entreprises

# Bpifrance et Jolt Capital misent sur « Big » pour accélérer le financement des entreprises de croissance L’écosystème français du capital-investissement conna
# Bpifrance et Jolt Capital misent sur « Big » pour accélérer le financement des entreprises de croissance
L’écosystème français du capital-investissement connaît un nouveau temps fort avec l’événement « Big », présenté comme un rendez-vous incontournable pour les entreprises en quête de financement et d’accompagnement. Paul-François Fournier, directeur exécutif de Bpifrance, et Jean Schmitt, associé fondateur de Jolt Capital, ont détaillé sur BFM Business les ambitions de cette initiative, qui vise à structurer un dialogue renouvelé entre investisseurs institutionnels et PME innovantes.
## Un format conçu pour fluidifier les levées de fonds
### Un événement fédérateur pour les acteurs de la croissance
Paul-François Fournier a expliqué que « Big » se positionne comme un lieu d’échange privilégié entre les entreprises, les banques publiques d’investissement et les fonds privés. L’objectif affiché est de réduire les frictions qui freinent encore trop souvent les levées de fonds. Selon le dirigeant de Bpifrance, le marché français souffre d’un déficit de mise en relation directe entre les porteurs de projets et les capitaux disponibles. « Big » entend combler ce vide en proposant un format agile, où les entrepreneurs peuvent rencontrer en un même lieu plusieurs dizaines de partenaires financiers potentiels. Cette approche, inspirée des grands rassemblements internationaux, pourrait, selon Fournier, permettre d’accélérer significativement les cycles de financement, notamment pour les entreprises de taille intermédiaire.
### Jolt Capital mise sur l’ancrage territorial
Jean Schmitt, de son côté, a souligné l’importance de l’ancrage régional dans la réussite des levées de fonds. Jolt Capital, spécialiste du capital-investissement dans les technologies industrielles, voit dans « Big » une opportunité de renforcer ses liens avec les PME françaises. Le fonds, qui investit dans des sociétés à fort potentiel technologique, est particulièrement attentif aux entreprises capables de générer de la valeur ajoutée sur le territoire. Schmitt a estimé que ce type de rendez-vous permet non seulement de débloquer des financements, mais aussi de favoriser un accompagnement stratégique de long terme. « Big » devient ainsi un levier pour structurer des tours de table plus solides, associant capitaux publics et privés autour de projets industriels d’avenir.
## Des enjeux de taille pour l’écosystème français
### Une réponse au besoin de financement des ETI
Le contexte actuel est marqué par une demande croissante de financement de la part des entreprises de taille intermédiaire (ETI), qui cherchent à accélérer leur transition numérique et écologique. Bpifrance, fort de son rôle de banque publique d’investissement, souhaite jouer un rôle de catalyseur. Paul-François Fournier a rappelé que l’institution a déjà accompagné des milliers d’entreprises, mais que le besoin de coordination entre acteurs reste important. « Big » pourrait ainsi devenir un rendez-vous annuel structurant pour le secteur, à l’image des grands salons professionnels. Les organisateurs espèrent attirer un nombre croissant de participants, tant français qu’européens, afin de créer un écosystème de financement plus fluide et plus compétitif.
### Vers une meilleure articulation public-privé
Jean Schmitt a insisté sur la complémentarité entre les fonds privés comme Jolt Capital et les institutions publiques comme Bpifrance. Selon lui, la réussite des levées de fonds repose sur une articulation fine entre les apports en capital, les garanties publiques et l’expertise sectorielle. « Big » pourrait faciliter cette synergie en offrant un cadre de discussion transparent. Les deux intervenants ont convenu que la France dispose d’un potentiel important en matière d’innovation, mais que sa concrétisation passe par une meilleure organisation des circuits de financement. L’événement, dont la première édition a suscité un vif intérêt, pourrait bien devenir un pilier du paysage français du capital-investissement.