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«Pas des conditions optimales» : des élèves ont passé leur oral de français du bac dans un parking souterrain à cause de la canicule

Une · · Par Claire BERNARD

«Pas des conditions optimales» : des élèves ont passé leur oral de français du bac dans un parking souterrain à cause de la canicule

«Pas des conditions optimales» : des élèves ont passé leur oral de français du bac dans un parking souterrain à cause de la canicule Des lycéens de Rueil-Malmai

«Pas des conditions optimales» : des élèves ont passé leur oral de français du bac dans un parking souterrain à cause de la canicule

Des lycéens de Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) ont passé leur oral de français du baccalauréat dans un parking souterrain, vendredi 26 juin 2026, en raison d’un épisode de canicule ayant contraint l’établissement à un aménagement exceptionnel des épreuves. L’académie de Versailles a confirmé cette organisation, justifiée par la nécessité d’éviter un report des examens, tout en reconnaissant que les conditions de passation étaient loin d’être « idéales », selon les termes du ministre de l’Éducation nationale.

Un aménagement imposé par les fortes chaleurs

Selon des informations rapportées par l’Agence France-Presse (AFP) et relayées par Le Figaro, les épreuves orales de français se sont déroulées dans le parking souterrain du lycée Eiffel, à Rueil-Malmaison, un espace dépourvu de lumière naturelle et présentant des traces d’humidité, notamment une flaque d’eau visible sur une photographie diffusée sur le réseau social X. Le rectorat de Versailles a confirmé à l’AFP que cet aménagement avait été mis en place « en raison des fortes chaleurs », sans préciser si d’autres établissements de l’académie avaient eu recours à des solutions similaires.

L’enseignante et conseillère régionale insoumise d’Île-de-France, Julie Garnier, a vivement réagi sur le même réseau social, dénonçant des conditions qu’elle a qualifiées de « mode survie ». Sollicitée par l’AFP, elle a déclaré : « Ce ne sont mêmes pas des astuces, c’est le mode en survie », tout en précisant que la photographie avait été prise par un collègue ayant fait passer l’examen dans le parking de son lycée. Cette situation a suscité un débat sur la capacité du système éducatif à gérer les épisodes climatiques extrêmes, d’autant plus que la canicule de juin 2026 a touché une large partie du territoire français.

Une réponse ministérielle en demi-teinte

Le ministre de l’Éducation nationale, interrogé sur cette organisation, a reconnu que la solution adoptée n’était « pas idéale », tout en défendant la nécessité de maintenir le calendrier des épreuves du baccalauréat. Selon des sources gouvernementales, l’aménagement dans le parking souterrain visait à éviter un report des oraux, ce qui aurait pu désorganiser le déroulement des examens pour des milliers de candidats. Toutefois, cette justification n’a pas apaisé les critiques, notamment de la part de syndicats enseignants et de représentants d’élèves, qui estiment que des solutions alternatives auraient dû être envisagées, comme l’utilisation de salles climatisées ou le déplacement des épreuves en matinée.

Le rectorat de Versailles, de son côté, n’a pas communiqué sur d’éventuelles mesures correctives pour les sessions à venir, ni sur le nombre exact d’élèves concernés par cet aménagement. L’académie, qui couvre les départements des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-d’Oise, est régulièrement confrontée à des défis logistiques liés à la vétusté de certains établissements scolaires, un problème déjà soulevé par plusieurs rapports parlementaires.

Des précédents et des enjeux plus larges

Cette affaire rappelle des situations similaires survenues lors des précédentes vagues de chaleur, où des établissements avaient dû improviser des salles d’examen dans des gymnases ou des sous-sols. En 2023, par exemple, des épreuves du brevet avaient été organisées dans des caves d’école à Marseille, suscitant l’indignation de parents d’élèves. Le phénomène semble s’amplifier avec le réchauffement climatique, qui rend les épisodes caniculaires plus fréquents et plus intenses, posant la question de l’adaptation des infrastructures scolaires.

Pour l’heure, le ministre de l’Éducation n’a pas annoncé de mesures structurelles pour prévenir de telles situations à l’avenir, se contentant de renvoyer à une circulaire ministérielle de 2024 qui encourage les établissements à anticiper les fortes chaleurs. Mais cette affaire de Rueil-Malmaison illustre les limites d’une approche purement réactive, alors que les prévisions météorologiques pour l’été 2026 laissent présager de nouveaux records de température. Les syndicats enseignants, de leur côté, appellent à une révision des modalités d’organisation des examens, incluant la possibilité de reports automatiques en cas d’alerte canicule, une revendication qui pourrait gagner en écho dans les semaines à venir.