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Pari ETI : Patrice Bégay reçoit Jean-François Baus (GPS), Anne-Sophie Grouchka (KEREIS), Bertrand Laurioz (Dékuple), Pascal Coste (Pascal Coste Coiffure) et Olivier Marcheteau (Freelance.com) - 26/08

Economie · · Par Julie MOREAU

Pari ETI : Patrice Bégay reçoit Jean-François Baus (GPS), Anne-Sophie Grouchka (KEREIS), Bertrand Laurioz (Dékuple), Pascal Coste (Pascal Coste Coiffure) et Olivier Marcheteau (Freelance.com) - 26/08

L’émission « Pari ETI », animée par Patrice Bégay sur BFM Business, a réuni le 26 août cinq dirigeants d’entreprises de taille intermédiaire (ETI) et de structu

L’émission « Pari ETI », animée par Patrice Bégay sur BFM Business, a réuni le 26 août cinq dirigeants d’entreprises de taille intermédiaire (ETI) et de structures spécialisées. Jean-François Baus (GPS), Anne-Sophie Grouchka (KEREIS), Bertrand Laurioz (Dékuple), Pascal Coste (Pascal Coste Coiffure) et Olivier Marcheteau (Freelance.com) ont échangé sur leurs stratégies de croissance, les défis du recrutement et l’adaptation aux mutations technologiques. Ce rendez-vous, qui s’inscrit dans une série hebdomadaire, met en lumière des parcours contrastés, allant de la coiffure artisanale à la tech du travail temporaire. ## Un plateau diversifié pour illustrer la vitalité des ETI françaises La diversité des profils invités sur ce plateau du 26 août reflète la pluralité du tissu économique hexagonal. D’un côté, Pascal Coste incarne un groupe familial présent dans le secteur de la coiffure, un domaine où la relation client et la formation des équipes restent primordiales. De l’autre, Olivier Marcheteau dirige Freelance.com, une entreprise cotée qui a su capitaliser sur l’essor du travail indépendant et des missions de conseil en gestion déléguée. Entre ces deux extrêmes, Jean-François Baus (GPS), Anne-Sophie Grouchka (KEREIS) et Bertrand Laurioz (Dékuple) représentent respectivement des activités de services aux entreprises, de conseil en transformation et de marketing digital. Cette hétérogénéité permet d’aborder des problématiques communes sous des angles différents. La question de la transmission d’entreprise, par exemple, ne se pose pas de la même manière pour une TPE de coiffure que pour une ETI cotée comme Freelance.com. De même, les enjeux de digitalisation n’ont pas le même degré d’urgence selon que l’on opère dans la data marketing (Dékuple) ou dans un métier de service à la personne. ## Croissance externe et organique : des stratégies complémentaires Les échanges ont mis en évidence deux approches de la croissance. D’un côté, une dynamique de consolidation externe, illustrée par des rachats ciblés pour gagner des parts de marché ou acquérir de nouvelles compétences. De l’autre, une croissance organique fondée sur l’innovation interne et le développement commercial. Bertrand Laurioz, à la tête de Dékuple, a probablement détaillé comment son groupe accompagne les annonceurs dans un environnement publicitaire en pleine recomposition, marqué par la disparition programmée des cookies tiers. Pour Freelance.com, la croissance repose sur la capacité à attirer et fidéliser des consultants indépendants hautement qualifiés. Olivier Marcheteau a pu évoquer les tensions sur ce marché du travail, où l’offre de missions dépasse souvent la disponibilité des profils experts. Cette pénurie de talents constitue un frein majeur au développement, un constat partagé par les autres invités, quel que soit leur secteur. ## L’emploi et la formation au cœur des préoccupations Le sujet de l’emploi a naturellement occupé une place centrale dans cette émission diffusée en cette période de rentrée. Pour Pascal Coste Coiffure, l’enjeu est double : recruter des coiffeurs qualifiés et les former aux nouvelles attentes des clients, notamment en matière de soins et de conseil personnalisé. Le groupe a historiquement investi dans ses propres centres de formation, une stratégie qui permet de sécuriser un vivier de talents face à une concurrence accrue. Anne-Sophie Grouchka, pour KEREIS, a pu aborder la question de l’accompagnement des entreprises dans leurs projets de transformation, un marché en forte croissance. La consultante a probablement insisté sur la nécessité d’allier expertise technique et capacité à embarquer les équipes internes dans le changement. Cette dimension humaine reste un facteur clé de succès, souvent sous-estimé dans les projets technologiques. ## Un rendez-vous qui s’inscrit dans une série riche Cette édition du 26 août s’inscrit dans une longue série d’entretiens menés par Patrice Bégay depuis plusieurs mois. Les précédentes éditions ont accueilli des personnalités comme Pierre Frangieh (Groupe Accelis), Samuel Tual (Actual group) ou encore Thierry André (André le Groupe). Cette régularité témoigne de l’importance accordée par BFM Business aux ETI, ces entreprises souvent considérées comme le moteur de l’emploi et de l’innovation en France. Au-delà des parcours individuels, ce format permet de dresser un état des lieux conjoncturel. Les dirigeants interrogés ces dernières semaines ont tous évoqué, à des degrés divers, les tensions sur les matières premières, les délais de paiement ou encore la nécessité de réinvestir dans des outils de production plus sobres. Le rendez-vous du 26 août n’a pas dérogé à cette règle, offrant aux téléspectateurs une photographie honnête des réalités économiques du moment. ## Une conclusion tournée vers l’avenir Cette séquence de 25 minutes a démontré, une fois de plus, que les ETI françaises disposent de réels atouts pour affronter les défis actuels : agilité, ancrage territorial et capacité d’innovation. Les cinq invités ont partagé leur vision d’une économie où la performance financière doit s’accompagner d’une attention particulière portée aux collaborateurs et à l’environnement. Les prochaines éditions de « Pari ETI » devraient continuer à explorer ces thématiques, avec la même exigence de concret et de pédagogie.