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«Parfois, nous ne sommes pas sur la même longueur d’onde» : JD Vance reconnaît des «divergences» avec Benyamin Netanyahou

Une · · Par Claire BERNARD

«Parfois, nous ne sommes pas sur la même longueur d’onde» : JD Vance reconnaît des «divergences» avec Benyamin Netanyahou

«Parfois, nous ne sommes pas sur la même longueur d’onde» : JD Vance reconnaît des «divergences» avec Benyamin Netanyahou Le vice-président des États-Unis, JD V

«Parfois, nous ne sommes pas sur la même longueur d’onde» : JD Vance reconnaît des «divergences» avec Benyamin Netanyahou

Le vice-président des États-Unis, JD Vance, a reconnu des «divergences» avec le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, estimant par ailleurs que ce dernier avait «commis des erreurs» dans la conduite de la guerre au Moyen-Orient. Ces déclarations, rapportées par Le Figaro le 11 juin 2026, interviennent dans un contexte de tensions croissantes entre l’administration Trump et le dirigeant israélien, dont les relations personnelles avec le président américain se seraient nettement dégradées ces dernières semaines.

Des «divergences» assumées sur la guerre au Moyen-Orient

Dans des extraits d'une interview accordée à la chaîne CBS et diffusés mercredi, JD Vance a souligné qu'Israël demeurait un partenaire «très proche» des États-Unis, tout en reconnaissant que les intérêts des deux pays ne coïncidaient pas toujours. «Il arrive parfois que nos intérêts coïncident parfaitement et parfois qu'ils divergent», a-t-il déclaré, selon les propos rapportés par Le Figaro avec l'AFP. Le vice-président a précisé que Benyamin Netanyahou «défend avec vigueur les intérêts de son pays», ajoutant : «Parfois, cela signifie que nous sommes sur la même longueur d'onde, et parfois que nous ne le sommes pas.» L'interview complète doit être diffusée dimanche par la chaîne américaine.

Cette reconnaissance publique de désaccords entre le numéro deux de l’exécutif américain et le chef du gouvernement israélien illustre un changement de ton notable. JD Vance, pourtant réputé proche des positions israéliennes, n’a pas hésité à qualifier certaines décisions de Netanyahou d’erreurs, sans toutefois les détailler. Selon des sources proches de l’administration, ces divergences porteraient notamment sur la gestion de l’après-conflit à Gaza et sur la stratégie militaire israélienne, que Washington jugerait trop risquée pour la stabilité régionale.

Une relation Trump-Netanyahou sous haute tension

Ces déclarations de JD Vance s’inscrivent dans un climat de tensions bien plus larges entre Donald Trump et Benyamin Netanyahou. Selon le site Axios, cité par Le Figaro, le président américain aurait récemment lancé au premier ministre israélien, lors d’un échange téléphonique, qu’il était «complètement fou». Cette altercation verbale, si elle est confirmée, marquerait un tournant dans une relation qui a longtemps été présentée comme l’une des plus solides de la diplomatie américaine.

Les observateurs notent que les divergences stratégiques entre les deux hommes se sont accentuées à mesure que la guerre au Moyen-Orient s’enlisait. Alors que Donald Trump prône une désescalade rapide et une solution politique, Benyamin Netanyahou maintient une ligne dure, privilégiant la poursuite des opérations militaires. Ce désaccord de fond, couplé à des frictions personnelles, semble avoir fragilisé l’alliance historique entre les deux dirigeants.

Des implications pour la diplomatie régionale

La reconnaissance publique de ces divergences par JD Vance pourrait avoir des conséquences sur la perception de la position américaine au Moyen-Orient. En admettant que les intérêts des deux pays ne sont pas toujours alignés, le vice-président américain envoie un signal aux alliés et adversaires de la région. Certains analystes estiment que cette prise de distance pourrait affaiblir la position d’Israël sur la scène internationale, tandis que d’autres y voient une tentative de l’administration Trump de redéfinir les termes de son engagement au Proche-Orient.

La Maison-Blanche n’a pas officiellement commenté les propos de JD Vance, mais des sources proches de l’exécutif indiquent que ces déclarations reflètent une position concertée. Alors que l’interview complète de CBS est attendue ce dimanche, les regards se tournent désormais vers Benyamin Netanyahou, qui pourrait être amené à répondre à ces critiques. La relation entre les deux alliés, autrefois présentée comme indéfectible, semble traverser l’une de ses périodes les plus orageuses depuis l’arrivée de Donald Trump à la présidence.