«On vient vous sauver» : après la crue dévastatrice au Népal, les secours parviennent à extraire deux ouvriers vivants d'un tunnel

Népal : deux ouvriers extraits vivants d’un tunnel après plus d’une semaine de crue Les secours népalais sont parvenus, vendredi 4 septembre, à extraire deux ou
Népal : deux ouvriers extraits vivants d’un tunnel après plus d’une semaine de crue
Les secours népalais sont parvenus, vendredi 4 septembre, à extraire deux ouvriers vivants d’un tunnel hydroélectrique du nord du Népal, où ils étaient piégés depuis la crue dévastatrice du 26 août. L’annonce a été faite par deux membres du gouvernement népalais, le ministre de l’Énergie Biraj Bhakta Shrestha et son collègue de l’Intérieur Sudan Gurung, rapporte Le Figaro avec l’AFP. Cette opération de sauvetage intervient après une semaine d’efforts intenses menés par des dizaines de secouristes locaux et internationaux.
Un sauvetage annoncé en deux temps par les autorités
Selon des informations rapportées par Le Figaro, le ministre de l’Énergie a d’abord déclaré : « Nous avons été informés qu'une personne vient juste d'être extraite saine et sauve du tunnel de Trishuli-3 ». Peu après, son homologue de l’Intérieur a confirmé qu’« une deuxième personne avait été sauvée ». Ces annonces successives traduisent la prudence des autorités, qui ont procédé par étapes dans la communication de ces extractions délicates. Les deux ouvriers, dont l’identité n’a pas été divulguée dans l’immédiat, étaient prisonniers des galeries du site hydroélectrique de Trishuli-3, situé dans une région montagneuse du nord du pays.
Des moyens internationaux mobilisés depuis une semaine
D’après les éléments communiqués par la même source, des dizaines de sauveteurs népalais, assistés d’experts venus d’Inde, de Chine et de Corée du Sud, creusent sans relâche depuis le désastre. Plusieurs tunnels ensevelis par la crue, sur des sites de centrales hydroélectriques ou de barrages en construction, font l’objet d’opérations de déblaiement simultanées. Les conditions de travail restent particulièrement difficiles, les galeries étant remplies d’eau et de boue, ce qui ralentit considérablement la progression des équipes. La coordination entre les différents contingents étrangers et les forces locales semble avoir été déterminante pour mener à bien cette phase du sauvetage.
Un bilan humain qui demeure incertain
Peu après la catastrophe du 26 août, les autorités népalaises avaient estimé à une centaine le nombre d’ouvriers susceptibles d’être prisonniers du seul tunnel de Trishuli-3. Cependant, jusqu’à vendredi, les équipes de secours n’avaient retrouvé que quelques corps sans vie dans les tunnels inondés de la région, selon les informations relayées par Le Figaro. L’écart entre ces premières estimations et le nombre réel de victimes pourrait encore évoluer, d’autant plus que d’autres tunnels restent à explorer. Les opérations de recherche se poursuivent, tandis que les familles des disparus attendent toujours des réponses sur le sort de leurs proches.
Des enjeux sécuritaires et économiques pour la région
Cet accident soulève des questions plus larges sur la sécurité des chantiers hydroélectriques népalais, nombreux dans cette zone himalayenne sujette aux aléas climatiques. La crue du 26 août, d’une ampleur qualifiée de dévastatrice par les observateurs, a mis en évidence la vulnérabilité des infrastructures de production d’énergie face aux phénomènes météorologiques extrêmes. Le Népal, qui mise largement sur l’hydroélectricité pour son développement économique et ses exportations d’énergie vers l’Inde, pourrait devoir revoir ses normes de construction et ses protocoles d’urgence. Les leçons tirées de cette catastrophe pourraient influencer les futures réglementations en matière de sécurité sur les grands chantiers du pays, alors que les secours poursuivent leurs recherches dans les tunnels encore accessibles.