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"On veut travailler différemment...": à peine racheté, Micromania-Zing dévoile sa stratégie dans un secteur du jeu vidéo en crise (qui tremble avec les annonces de Sony)

Economie · · Par Julie MOREAU

# Micromania-Zing : après son rachat, l'enseigne dévoile sa stratégie pour résister à la crise du jeu vidéo Alors que le secteur du jeu vidéo traverse une pério

# Micromania-Zing : après son rachat, l'enseigne dévoile sa stratégie pour résister à la crise du jeu vidéo Alors que le secteur du jeu vidéo traverse une période tumultueuse, marquée par des licenciements massifs et des restructurations en cascade, Micromania-Zing vient d'être rachetée par un consortium d'actionnaires franco-québécois. Dans un entretien accordé à BFM Business, l'enseigne historique, créée en 1983, expose sa feuille de route pour rebondir dans un environnement où même les géants comme Sony vacillent. ## Un rachat longuement négocié dans un contexte de crise Annoncée par son ancien propriétaire Gamestop en février 2025, la vente de Micromania-Zing aura nécessité un an et demi de négociations avant d'aboutir. Le consortium repreneur, composé d'actionnaires franco-québécois incluant l'homme d'affaires canadien Stephan Tétrault, a finalisé l'opération dans un climat économique tendu pour l'industrie vidéoludique. "Nous voulions prendre le temps de trouver un acquéreur qui ressente l'envie de faire quelque chose, car Micromania est une entreprise qui fonctionne", explique Philippe Renaudin, responsable de la communication de l'enseigne, auprès de BFM Business. Cette prudence s'explique par le contexte : depuis la fin de la pandémie de Covid-19, le secteur du jeu vidéo accumule les difficultés. Entre l'explosion du coût des composants, la volonté des acteurs de recentrer leurs investissements et les vagues de licenciements, les magasins spécialisés subissent de plein fouet ces turbulences. Pourtant, Micromania-Zing affiche une relative résistance avec 410 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2025 et 310 magasins répartis sur l'Hexagone. ## Une stratégie de différenciation dans un marché en mutation Face à la crise, l'enseigne entend "travailler différemment" selon les termes de ses dirigeants. Le consortium franco-québécois mise sur de nouveaux horizons et revoit ses ambitions à la hausse, sans pour autant détailler l'intégralité des mesures envisagées. "Nous n'avons pas eu de doutes car on continue à faire notre métier et on constate aussi le poids de Micromania sur le marché français", insiste Philippe Renaudin, soulignant la solidité du modèle économique malgré les vents contraires. Cette confiance affichée intervient alors que le marché du jeu vidéo connaît des remous majeurs. Les récentes annonces de Sony, qui a procédé à des suppressions de postes et à des fermetures de studios, illustrent la fragilité d'un secteur pourtant en pleine expansion pendant les confinements. Micromania-Zing devra composer avec cette réalité tout en capitalisant sur son réseau de proximité et sa connaissance du marché français, des atouts que le consortium souhaite valoriser. ## Des perspectives de renouveau pour une enseigne historique Le rachat par des actionnaires franco-québécois pourrait offrir à Micromania-Zing une bouffée d'oxygène bienvenue. L'enseigne, qui "performait d'ailleurs sous l'égide de Gamestop" selon son responsable communication, entend désormais écrire un nouveau chapitre de son histoire. Les 310 magasins français constituent un maillage territorial unique, que le nouveau propriétaire pourrait exploiter pour développer des services innovants ou renforcer l'expérience client. Reste que le chemin sera semé d'embûches. La crise structurelle que traverse le jeu vidéo, couplée à la concurrence du téléchargement dématérialisé et des plateformes en ligne, impose une transformation en profondeur des modèles de distribution physique. Micromania-Zing devra prouver que son positionnement a encore un avenir dans un secteur où les géants eux-mêmes peinent à maintenir le cap. Les prochains mois seront décisifs pour jauger la capacité de l'enseigne à se réinventer tout en préservant son identité historique.