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«On va mettre le feu à l’Élysée» : sous contrôle judiciaire, le militant d’extrême gauche Ritchy Thibault interpellé en marge d’un blocage lycéen

Une · · Par Claire BERNARD

«On va mettre le feu à l’Élysée» : sous contrôle judiciaire, le militant d’extrême gauche Ritchy Thibault interpellé en marge d’un blocage lycéen

L'interpellation de Ritchy Thibault, militant anarchiste et ancien collaborateur parlementaire de la députée LFI Ersilia Soudais, est survenue jeudi à Saint-Den

L'interpellation de Ritchy Thibault, militant anarchiste et ancien collaborateur parlementaire de la députée LFI Ersilia Soudais, est survenue jeudi à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), en marge d'un mouvement de blocage des lycées, selon des informations rapportées par Le Figaro et confirmées par plusieurs vidéos diffusées en ligne par Valeurs actuelles et Europe 1. L'homme de 23 ans, déjà placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de participer à une manifestation, a été placé en garde à vue, a précisé son avocat au quotidien. ## Un cadre judiciaire déjà contraint L'arrestation de Ritchy Thibault intervient dans un contexte où l'intéressé faisait déjà l'objet d'un encadrement pénal strict. Selon les éléments rapportés par Le Figaro, le jeune homme était sous contrôle judiciaire assorti d'une interdiction explicite de participer à toute manifestation. Cette mesure, prise dans le cadre d'une procédure antérieure, lui imposait donc une obligation de retenue dont l'interpellation de jeudi pourrait constituer, aux yeux de la justice, une possible violation. D'après les images diffusées sur les réseaux sociaux, Ritchy Thibault apparaît mégaphone en main, haranguant une foule de lycéens. Il y aurait tenu des propos d'une particulière gravité, évoquant notamment une attaque contre les commissariats de police et une action visant l'Élysée. Ces déclarations, si elles étaient confirmées dans leur intégralité, pourraient être analysées par les autorités judiciaires comme un appel à commettre des infractions, ce qui viendrait s'ajouter aux motifs de la garde à vue. ## Un profil déjà sous les projecteurs judiciaires Le parcours de Ritchy Thibault semble jalonné de démêlés avec l'institution judiciaire. Le Figaro rappelle qu'il avait été exclu de son propre procès pour troubles à l'ordre public, le 8 septembre 2026, au tribunal judiciaire de Paris. Cette comparution antérieure témoigne d'un contentieux déjà nourri entre le militant et les autorités. Par ailleurs, son statut d'ancien collaborateur parlementaire de la députée LFI Ersilia Soudais confère à cette affaire une dimension politique supplémentaire. Ce lien passé avec une élue de La France insoumise pourrait alimenter les débats sur les relations entre certains mouvements radicaux et les formations politiques de gauche, même si aucune responsabilité institutionnelle n'est ici établie. ## Une séquence sous tension L'interpellation s'inscrit dans un climat social particulièrement tendu, marqué par un mouvement de blocage des lycées à l'échelle nationale. Selon les vidéos consultées, le militant évoquait également une mobilisation prévue le 17 octobre, qu'il présentait comme devant être « mille fois pire que les Gilets jaunes ». Cette référence à une échéance à venir pourrait être scrutée de près par les services de renseignement, d'autant plus que le contexte des blocages lycéens demeure évolutif. Les autorités n'ont pas, à ce stade, communiqué officiellement sur les suites réservées à cette garde à vue. L'avocat de l'intéressé a indiqué qu'il devrait s'exprimer à l'issue de la mesure. La qualification exacte des faits reprochés — participation à une manifestation interdite, provocation, ou d'autres chefs — n'a pas été confirmée dans l'immédiat. Cette nouvelle interpellation pourrait relancer les discussions sur l'application effective des contrôles judiciaires et sur la capacité des autorités à prévenir les débordements lors de rassemblements sensibles. Elle illustre également la vigilance accrue des forces de l'ordre face à des profils déjà connus de la justice, dans un contexte où la frontière entre militantisme radical et infraction pénale demeure un sujet de débat récurrent.