« On reste hypertraumatisés » : à Nantes, le quotidien angoissant des riverains des camps de Roms

À Nantes, dans l'agglomération et plus particulièrement dans l'est de la ville, plusieurs dizaines de riverains vivant à proximité de bidonvilles occupés par de
À Nantes, dans l'agglomération et plus particulièrement dans l'est de la ville, plusieurs dizaines de riverains vivant à proximité de bidonvilles occupés par des populations roms ont exprimé, cet été, un sentiment d'insécurité croissant. Selon les témoignages recueillis par Le Figaro dans un article publié le 12 septembre 2026, ces habitants décrivent un quotidien marqué par des incivilités répétées, des incendies et des évacuations de campements vécues comme chaotiques.
## Un été éprouvant dans l'est de la métropole nantaise
D'après les informations rapportées par Le Figaro, la Loire-Atlantique constitue, après la Seine-Saint-Denis, le département français comptant le plus de populations roms sur son territoire. La métropole nantaise recenserait ainsi environ 3 500 personnes réparties sur une soixantaine de bidonvilles, dont plusieurs sont installés depuis plusieurs années dans l'est de Nantes. Cette concentration, conjuguée à la précarité des campements, nourrit selon le quotidien une inquiétude grandissante parmi les riverains. Ces derniers évoquent notamment des incendies à répétition survenus durant la période estivale, ainsi que des tensions liées à l'occupation de terrains situés à proximité immédiate de leurs habitations.
## Des démantèlements vécus comme précipités
Le 18 août 2026, deux bidonvilles ont fait l'objet d'une évacuation. Selon les témoignages cités par Le Figaro, cette opération, qui concernait près de 200 personnes, se serait déroulée sans solution d'hébergement pérenne pour les occupants. Trois jours seulement après cette évacuation, une partie des personnes déplacées aurait à nouveau investi les lieux, ravivant l'exaspération des voisins. « On est tous en stress. On a fait des rondes d'habitants pour surveiller que les terrains ne soient pas envahis », confie au Figaro l'un des riverains, identifié sous le prénom de Jean. Ce même habitant affirme que le traumatisme persiste bien après les faits : « On reste hypertraumatisés. » Ces rondes citoyennes, organisées spontanément, illustrent selon le quotidien le niveau de défiance atteint entre riverains et occupants des campements.
## Un contexte récurrent de tensions locales
La situation décrite à Nantes s'inscrit dans un contexte plus large de gestion des bidonvilles en France, où les politiques d'évacuation se succèdent sans toujours offrir de relogement durable. D'après Le Figaro, le démantèlement du 18 août n'a pas mis fin à l'occupation des sites concernés, ce qui alimenterait un cycle de tensions entre riverains, occupants et autorités locales. Les services de l'État n'ont pas, à ce stade, communiqué d'éléments complémentaires sur les mesures d'accompagnement prévues pour les personnes évacuées. Cette absence de visibilité alimente, selon plusieurs témoignages, un climat d'incertitude qui pèse autant sur les habitants que sur les populations concernées.
## Une problématique aux implications multiples
La question des bidonvilles dans la métropole nantaise recouvre des enjeux à la fois sanitaires, sécuritaires et sociaux. Selon les éléments rapportés par Le Figaro, les riverains redoutent notamment la propagation d'incendies à leurs propres habitations, tandis que les populations évacuées se retrouvent, faute d'alternatives, dans une situation de grande vulnérabilité. Les autorités locales pourraient être amenées à préciser leur dispositif d'hébergement dans les prochaines semaines, alors que la question de la résorption durable des campements reste, à ce jour, sans réponse consensuelle. Le sujet, sensible, continue d'alimenter débats publics et tensions de voisinage dans l'agglomération.