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«On ne pourra pas gagner à gauche avec deux tiers des Français qui nous haïssent» : à la fête de l’Huma, Ruffin tacle implicitement Mélenchon

Une · · Par Claire BERNARD

«On ne pourra pas gagner à gauche avec deux tiers des Français qui nous haïssent» : à la fête de l’Huma, Ruffin tacle implicitement Mélenchon

À l'occasion de la fête de l'Humanité, qui s'est tenue ce week-end, François Ruffin, candidat de Debout! à l'élection présidentielle, a prononcé un discours app

À l'occasion de la fête de l'Humanité, qui s'est tenue ce week-end, François Ruffin, candidat de Debout! à l'élection présidentielle, a prononcé un discours appelant au rassemblement de la gauche face à la montée de l'extrême droite. Selon des informations rapportées par Le Figaro dans un article publié le 13 septembre 2026, le député de la Somme a fustigé une gauche qui « fait peur » aux Français, dans une allusion implicite mais néanmoins très claire au leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon. ## Un constat sans concession sur l'état de la gauche D'après les propos relayés par Le Figaro, François Ruffin a dressé un diagnostic sévère de la situation politique actuelle. « Il y en a qui ont un passif, un passé, et il y a une peur. Les forces de gauche font plus peur aujourd'hui dans le pays que le font Marine Le Pen et l'extrême droite », a-t-il déclaré devant les militants réunis lors de cet événement annuel organisé par le Parti communiste français. Cette déclaration, bien que ne citant pas explicitement le nom de Jean-Luc Mélenchon, semblerait viser directement l'ancien candidat à la présidentielle, dont l'image polarisante est régulièrement invoquée pour expliquer les difficultés électorales de la gauche dans son ensemble. ## Un appel à élargir au-delà des partis Le candidat de Debout! a poursuivi son intervention en insistant sur la nécessité de dépasser les clivages partisans. « On ne pourra pas gagner à gauche avec deux tiers des Français qui ont peur de nous, qui nous rejettent, qui nous haïssent », a-t-il affirmé, selon la même source. François Ruffin a ainsi plaidé pour une stratégie d'ouverture qui ne se limiterait pas aux appareils politiques traditionnels : « Il ne faut pas seulement rassembler et élargir avec les partis politiques, mais rassembler et élargir aux Français aussi ». Cette position pourrait traduire une volonté de rompre avec la logique d'union stricte des partis de gauche, au profit d'une démarche davantage tournée vers la société civile et les électeurs abstentionnistes ou désabusés. ## La primaire de la gauche comme terrain d'affrontement Par ailleurs, François Ruffin a confirmé son intention de participer à la primaire de la gauche, un processus qui pourrait constituer un moment charnière pour l'avenir de l'alliance progressiste. Selon Le Figaro, cette initiative vise à désigner un candidat unique capable de fédérer au-delà des clivages actuels. Toutefois, la participation de figures comme Jean-Luc Mélenchon à une telle démarche demeure incertaine, ce qui pourrait compliquer la construction d'une « grande force commune » appelée de ses vœux par le député de la Somme. En effet, les tensions entre les différentes composantes de la gauche, notamment entre La France insoumise et les formations plus modérées, n'ont cessé de s'exacerber depuis les dernières élections. ## Un contexte politique sous tension Cette prise de parole intervient dans un contexte où l'extrême droite, incarnée par Marine Le Pen, continue de progresser dans les intentions de vote, selon plusieurs enquêtes d'opinion récentes. D'après des sources politiques citées par Le Figaro, la stratégie de François Ruffin consisterait à se positionner comme une alternative crédible à la fois face à Jean-Luc Mélenchon et face à la majorité présidentielle. Cependant, la tâche s'annonce ardue : les divisions au sein de la gauche pourraient en effet persister, d'autant plus que les rivalités personnelles et les divergences programmatiques restent profondes. À l'approche de l'élection présidentielle, la capacité de la gauche à surmonter ses fractures apparaît comme un enjeu déterminant. Si François Ruffin semble déterminé à incarner une voie de rassemblement, les réactions de ses partenaires et adversaires politiques, notamment au sein de La France insoumise, pourraient influencer l'issue de cette dynamique. Une chose est sûre : le débat sur la stratégie à adopter pour contrer l'extrême droite est loin d'être clos.