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«On ne peut pas parler d’une incertitude judiciaire» : Marine Le Pen juge «irréaliste» que la justice perturbe la suite de sa campagne

Une · · Par Claire BERNARD

«On ne peut pas parler d’une incertitude judiciaire» : Marine Le Pen juge «irréaliste» que la justice perturbe la suite de sa campagne

« On ne peut pas parler d’une incertitude judiciaire » : Marine Le Pen juge « irréaliste » que la justice perturbe la suite de sa campagne La candidate du Rasse

« On ne peut pas parler d’une incertitude judiciaire » : Marine Le Pen juge « irréaliste » que la justice perturbe la suite de sa campagne

La candidate du Rassemblement national à l’élection présidentielle, Marine Le Pen, a estimé, dans un entretien au Journal du Dimanche publié le 11 juillet 2026, qu’il était « irréaliste » de penser qu’une décision de la Cour de cassation puisse encore faire dérailler sa candidature. Alors qu’elle a annoncé mardi sa candidature après une décision de la cour d’appel lui ayant permis de recouvrer son éligibilité, la présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale assure n’être plus sous le coup d’un aléa judiciaire pour toute la durée de sa campagne.

Marine Le Pen écarte tout « aléa judiciaire » pour la présidentielle

Interrogée par le JDD, Marine Le Pen a déclaré : « On ne peut pas parler d’une incertitude judiciaire. » Selon elle, la perspective que la Cour de cassation rejette son pourvoi avant le premier tour de l’élection, prévu le 18 avril, relève de l’irréalisme. « Je ne vais pas me placer dans une hypothèse que je ne considère pas comme crédible », a-t-elle ajouté, tout en reconnaissant que ses adversaires « aimeraient que cette campagne soit judiciaire ». La candidate a insisté sur sa volonté de mener une campagne « démocratique » et de « ne pas laisser confisquer cette présidentielle aux Français ».

Cette prise de position intervient dans un contexte judiciaire complexe. La cour d’appel a en effet condamné Marine Le Pen à un an de port d’un bracelet électronique, une peine qui reste pour l’instant suspendue grâce au pourvoi en cassation qu’elle entend former. Si la condamnation initiale prévoyait une peine d’inéligibilité, la décision de la cour d’appel lui a permis de retrouver son éligibilité, ouvrant ainsi la voie à sa candidature.

Une campagne sous le signe de la bataille judiciaire et politique

Marine Le Pen a annoncé mardi sa candidature à l’élection présidentielle, marquant une étape clé dans la course à l’Élysée. « Moi, je veux qu’elle soit démocratique et je ne laisserai personne confisquer cette présidentielle aux Français », a-t-elle martelé dans l’entretien. Elle semble vouloir dissiper toute ambiguïté sur son avenir politique, alors que la procédure judiciaire pourrait théoriquement rebondir si la Cour de cassation venait à casser la décision de la cour d’appel.

La candidate du RN bénéficie d’un calendrier favorable : le premier tour de l’élection est fixé au 18 avril, et la Cour de cassation ne devrait pas se prononcer avant cette échéance, selon les informations rapportées par Le Figaro. Marine Le Pen a ainsi estimé que ses adversaires politiques « aimeraient que cette campagne soit judiciaire », mais qu’elle entendait la recentrer sur les enjeux démocratiques et programmatiques.

Un contexte politique tendu autour de l’éligibilité

Cette séquence intervient alors que la question de l’éligibilité des candidats est au cœur des débats politiques français. Marine Le Pen, candidate pour la troisième fois à la présidentielle, a déjà été confrontée à des obstacles judiciaires par le passé, notamment dans l’affaire des assistants parlementaires européens. La décision de la cour d’appel, qui a levé son inéligibilité tout en la condamnant à une peine de bracelet électronique, a été perçue comme un soulagement pour son camp.

Pour l’heure, la candidate du Rassemblement national semble déterminée à mener une campagne sans entrave, tout en restant prudente sur l’issue de son pourvoi en cassation. « Je ne vais pas me placer dans une hypothèse que je ne considère pas comme crédible », a-t-elle conclu, laissant entendre que la justice ne devrait pas perturber sa course à l’Élysée. La suite de la campagne dira si cette certitude se confirme ou si un rebondissement judiciaire viendra rebattre les cartes.