« On ne peut pas acheter la Légion d’honneur » : sorti libre de garde à vue, le général Puga riposte par la voix de son avocat

## Le général Puga sort libre de garde à vue et conteste les accusations Selon les informations rapportées par Le Figaro dans son édition du 30 septembre 2026,
## Le général Puga sort libre de garde à vue et conteste les accusations
Selon les informations rapportées par Le Figaro dans son édition du 30 septembre 2026, le général Benoît Puga, ancien grand chancelier de la Légion d’honneur, est ressorti libre de garde à vue à l’issue de 48 heures d’audition, sans poursuite engagée à ce stade. L’affaire, qui secoue l’institution depuis 2023, porte notamment sur des soupçons de « corruption », de « trafic d’influence » et de « prise illégale d’intérêt ».
## Une procédure ouverte depuis septembre 2023
D’après les éléments rapportés par Le Figaro, le Parquet national financier enquête depuis septembre 2023 sur des accusations de malversations au sein de l’institution de la Légion d’honneur. Cette procédure aurait été ouverte à la suite de la publication d’une enquête de Mediapart, qui avait mis en lumière des soupçons pesant sur la gestion de l’ordre national. Outre le général Puga, l’enquête viserait également le sénateur des Français de l’étranger et homme d’affaires Jean-Pierre Bansard, décédé en août 2024. La justice chercherait notamment à établir si l’ancien grand chancelier, en fonction entre 2016 et 2023, a favorisé des membres de l’entourage du sénateur pour l’obtention de décorations.
## Des proches du sénateur Bansard concernés
Selon les informations du Figaro, une dizaine de proches de Jean-Pierre Bansard — membres de sa famille ou de son entourage professionnel — auraient ainsi été décorés. Ces éléments, s’ils étaient confirmés, pourraient constituer le cœur du dossier instruit par les magistrats. Le général Puga, cinq étoiles, a occupé le poste de chef de l’état-major particulier de l’Élysée sous Nicolas Sarkozy puis François Hollande, avant de prendre la tête de la grande chancellerie. Son profil institutionnel de premier plan explique l’attention particulière portée à cette affaire.
## La défense du général s’exprime pour la première fois
Pour la première fois depuis le début de la procédure, Me Christophe Ayela, avocat du général Puga, a accepté de s’exprimer auprès du Figaro. Il conteste fermement les accusations portées contre son client. « On ne peut pas acheter la Légion d’honneur », aurait-il déclaré, une formule qui résume la ligne de défense adoptée. Cette prise de parole intervient après la sortie libre de garde à vue du général, jeudi dernier, à l’issue de 48 heures d’audition. Aucune poursuite n’a été engagée à ce stade, ce qui ne préjuge toutefois pas de la suite que pourrait donner le Parquet national financier à ses investigations.
## Un dossier sensible pour l’institution
L’affaire, qui touche l’un des ordres les plus prestigieux de la République, pourrait avoir des répercussions sur la confiance accordée aux mécanismes d’attribution des décorations. La Légion d’honneur, créée en 1802 par Napoléon Bonaparte, demeure la plus haute distinction civile et militaire française. Toute remise en cause de son intégrité procédurale est donc susceptible d’être perçue comme un enjeu institutionnel majeur. À ce stade, aucune mise en examen n’a été prononcée à l’encontre du général Puga, et les investigations du Parquet national financier se poursuivent. La suite de la procédure pourrait dépendre des éléments que les magistrats parviendront à réunir dans les mois à venir.