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"On parle de milliards d'euros": la FNSEA, premier syndicat agricole, réclame des aides massives face au dérèglement climatique

Economie · · Par Julie MOREAU

# La FNSEA réclame un "choc de réactivité" face à une "catastrophe climatique inédite" pour l'agriculture française Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, prem

# La FNSEA réclame un "choc de réactivité" face à une "catastrophe climatique inédite" pour l'agriculture française Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, premier syndicat agricole français, a réclamé ce samedi 8 août des aides publiques de plusieurs milliards d'euros pour faire face aux conséquences du dérèglement climatique sur les exploitations. En déplacement dans l'Aveyron, le syndicaliste a qualifié la situation de "catastrophe climatique" d'une ampleur "inédite", évoquant des dégâts que les mécanismes d'indemnisation classiques ne pourront pas couvrir. ## Un été de canicules qui met les exploitations à rude épreuve La multiplicité des épisodes de canicule et la sécheresse prolongée qui ont marqué l'été 2025 ont placé le monde agricole dans une situation particulièrement critique. Selon Arnaud Rousseau, interrogé sur Franceinfo, les exploitants traversent une période dont la durée et l'intensité n'ont aucun précédent dans l'histoire agricole récente. Les sols, durablement asséchés, compromettent non seulement les récoltes en cours mais aussi les semis à venir, notamment pour le colza qui doit être planté dans les prochaines semaines. Le président de la FNSEA a été explicite sur ce point : "Au regard de la situation des sols, il n'en est pas question", a-t-il déclaré, soulignant l'impossibilité d'envisager des semis dans des conditions aussi dégradées. Cette situation menace directement la campagne agricole 2026 et pourrait entraîner des pertes de production supplémentaires. ## Des assurances incapables d'absorber un tel choc Face à l'ampleur des sinistres, Arnaud Rousseau a prévenu que le système assurantiel actuel ne serait pas en mesure de répondre à un tel niveau de sinistralité. "Les assurances ne pourront pas prendre en compte un tel niveau de sinistralité", a-t-il insisté, plaidant pour une réponse publique d'une envergure exceptionnelle. Le syndicaliste a ainsi appelé à un "choc de réactivité" de la part des pouvoirs publics, estimant que les "formules classiques" d'indemnisation et de soutien seraient insuffisantes. Cette prise de position intervient alors que le gouvernement a annoncé mercredi un "plan global" destiné à ne laisser "aucun agriculteur seul". Ce dispositif prévoit des "mesures d'urgence en faveur de la trésorerie des exploitations", des prises en charge de cotisations sociales, ainsi que des "dispositifs de simplification et de dérogation" et des mesures pour "faciliter la remise en production des exploitations les plus durement touchées". ## Un chiffrage attendu avec impatience "On parle de milliards d'euros", a affirmé Arnaud Rousseau, qui attend désormais de connaître le montant précis de ce grand plan gouvernemental. Selon lui, il faudra attendre le mois d'août pour espérer un chiffrage "robuste" du dispositif. En attendant, certains secteurs particulièrement touchés auraient besoin d'une aide d'urgence pour simplement "survivre à cette crise", selon les termes du président de la FNSEA. Le syndicaliste a d'ailleurs été invité début septembre à Matignon par Sébastien Lecornu, où il pourra détailler ses propositions auprès du Premier ministre. Cette rencontre sera l'occasion de préciser les besoins concrets des exploitations et de négocier les modalités de ce plan de soutien dont l'ampleur, si elle se confirme, marquerait une étape significative dans la politique de soutien à l'agriculture française face aux défis climatiques.