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«On a osé dire que c’était une menteuse» : la mère de Prescyllia, victime présumée du père de Jérôme Barella, réclame justice

Une · · Par Claire BERNARD

«On a osé dire que c’était une menteuse» : la mère de Prescyllia, victime présumée du père de Jérôme Barella, réclame justice

«On a osé dire que c’était une menteuse» : la mère de Prescyllia, victime présumée du père de Jérôme Barella, réclame justice Sonia, mère de Prescyllia, a livré

«On a osé dire que c’était une menteuse» : la mère de Prescyllia, victime présumée du père de Jérôme Barella, réclame justice

Sonia, mère de Prescyllia, a livré un témoignage poignant au Figaro ce jeudi 12 juin 2026, alors que l’affaire impliquant Joël Barella, père du principal suspect dans la mort de Lyhanna, connaît un nouveau rebondissement. Accusé de viols par deux de ses petites-filles, dont Prescyllia, l’homme avait bénéficié d’un non-lieu, laissant la famille dans un profond sentiment d’injustice. Aujourd’hui, Sonia espère que la réouverture de l’enquête visant Maëva, une autre petite-fille de Joël Barella, permettra de relancer leur propre dossier et d’obtenir enfin la vérité judiciaire.

Une figure patriarcale devenue accusée

Selon les informations rapportées par Le Figaro, Joël Barella, ancien artisan dans le bâtiment aujourd’hui à la retraite, était perçu comme un homme généreux et protecteur au sein de sa famille. «Il est le banquier de la famille», confie Sonia, décrivant un homme qui aidait sans compter ses belles-filles, leur construisait des maisons et emmenait Prescyllia au restaurant, lui achetant «tout ce qu’elle veut». Cette image d’une figure patriarcale et bienveillante, «vous lui auriez donné le bon Dieu sans confession», selon les mots de la mère, contraste violemment avec les accusations portées par sa fille. En 2013, Prescyllia, alors enfant de parents séparés, aurait été victime de viols de la part de son grand-père, un dossier qui sera ensuite classé par un non-lieu, laissant la famille dans l’incompréhension.

Le poids d’un classement sans suite

L’affaire, classée sans suite, a eu des conséquences dévastatrices pour Sonia et sa fille. «J’ai eu l’impression d’avoir jeté ma fille dans la gueule du loup», confie-t-elle au Figaro, exprimant un sentiment de culpabilité et de colère. La mère de famille dénonce également les réactions de l’entourage, qui ont mis en doute la parole de Prescyllia. «On a osé dire que c’était une menteuse», rapporte-t-elle, soulignant la difficulté pour les victimes présumées de violences sexuelles de se faire entendre, en particulier lorsqu’elles sont confrontées à un agresseur présumé jouissant d’une réputation irréprochable. Ce non-lieu, perçu comme une fin de non-recevoir, a profondément marqué la famille, qui a dû porter seule le poids de ces accusations.

Un nouvel espoir grâce à la réouverture de l’enquête

La situation pourrait toutefois connaître une évolution significative. Selon des sources proches du dossier, une nouvelle enquête visant Maëva, une autre petite-fille de Joël Barella, a été rouverte. Cette procédure, qui pourrait permettre de relancer les investigations, suscite un espoir mesuré chez Sonia. «Nous espérons que la justice pourra enfin faire la lumière sur ces faits», déclare-t-elle, sans pour autant se montrer triomphante. La mère de Prescyllia insiste sur la nécessité de protéger les enfants et de ne pas laisser les affaires de violences sexuelles sur mineurs être étouffées par des considérations familiales ou sociales. Cette réouverture, si elle se confirme, pourrait offrir une seconde chance à la famille d’obtenir une reconnaissance judiciaire.

Les implications d’une affaire emblématique

Cette affaire, qui implique le père du principal suspect dans la mort de Lyhanna, un fait divers ayant marqué l’opinion publique, soulève des questions plus larges sur le traitement judiciaire des violences sexuelles intrafamiliales. Le parcours de Sonia et Prescyllia illustre les difficultés rencontrées par les victimes pour obtenir justice, en particulier lorsque l’agresseur présumé est une figure respectée de l’entourage. La réouverture de l’enquête, si elle aboutit, pourrait également avoir des répercussions sur d’autres dossiers similaires, en redonnant espoir à des familles qui, comme celle de Prescyllia, ont vu leurs plaintes classées sans suite. L’issue de cette procédure, attendue dans les prochains mois, sera scrutée de près par les associations de défense des droits des enfants.