"On lui a posé un garrot qui lui a sauvé la vie" : on en sait plus sur l’accident de bouée tractée qui a fait deux morts à Saint-Cyprien

Deux personnes ont perdu la vie mardi 1er septembre au large de Saint-Cyprien, dans les Pyrénées-Orientales, lors d'un accident de bouée tractée. Le lendemain d
Deux personnes ont perdu la vie mardi 1er septembre au large de Saint-Cyprien, dans les Pyrénées-Orientales, lors d'un accident de bouée tractée. Le lendemain du drame, les premiers éléments de l'enquête et les témoignages recueillis par les secours permettent de reconstituer plus précisément le déroulement des faits, notamment les gestes de sauvetage qui ont été tentés sur place.
## Un bilan humain lourd et des circonstances encore à éclaircir
Selon des informations rapportées par Midi Libre, l'accident s'est produit en mer, dans la zone de baignade surveillée de Saint-Cyprien, une station balnéaire très fréquentée en cette période estivale. Deux personnes, dont l'identité n'a pas encore été officiellement communiquée par les autorités, ont succombé à leurs blessures malgré l'intervention rapide des secours. Les circonstances exactes de la collision ou du choc restent, à ce stade, inconnues. Les enquêteurs devraient déterminer si la vitesse de l'embarcation tractant la bouée, les conditions de mer ou un défaut de surveillance sont à l'origine du drame.
## Un garrot posé dans l'urgence aurait sauvé une troisième victime
Au lendemain du drame, Valérie Mas, responsable de la sécurité des plages de Saint-Cyprien, a apporté un éclairage nouveau sur la chaîne de secours déployée. D'après ses déclarations rapportées par Midi Libre, l'une des victimes aurait bénéficié d'un geste de premiers secours décisif : « On lui a posé un garrot qui lui a sauvé la vie », a-t-elle notamment indiqué. Ce détail suggère que plusieurs personnes ont été blessées lors de cet accident, et que des témoins ou des secouristes présents sur place ont immédiatement prodigué des soins d'urgence en attendant l'arrivée des renforts médicaux. La pose d'un garrot, technique utilisée en cas d'hémorragie massive, laisse entrevoir la gravité des traumatismes subis par les victimes.
## Une activité de loisir encadrée mais potentiellement dangereuse
La bouée tractée, également appelée « banane » ou « bouée cerf-volant » selon les modèles, est une activité nautique très populaire sur le littoral méditerranéen. Elle consiste à tracter un ou plusieurs passagers installés sur une bouée gonflable derrière un bateau à moteur, à des vitesses pouvant dépasser 30 nœuds. Si cette pratique est soumise à des règles de sécurité strictes — port du gilet de sauvetage obligatoire, distance minimale par rapport aux zones de baignade, limitation de la puissance du moteur —, les accidents restent possibles, notamment en cas de choc avec un obstacle, de chute violente ou de collision avec un autre engin. Les autorités locales pourraient être amenées à renforcer les contrôles sur les plages du département à la suite de ce drame.
## Une enquête ouverte pour déterminer les responsabilités
Les services de la gendarmerie maritime et les personnels de la sécurité civile ont été mobilisés dès le signalement de l'accident. Une enquête a été ouverte afin de déterminer les causes exactes de ce drame et d'établir d'éventuelles responsabilités. Plusieurs auditions de témoins et des analyses techniques devraient être menées dans les prochains jours. La municipalité de Saint-Cyprien, où la saison touristique bat son plein, devra également répondre aux questions des familles des victimes et des usagers de la plage, alors que les conditions de sécurité de cette activité font l'objet d'une attention renouvelée sur le littoral audois et catalan.