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«On ne lâche pas la pression» : les pêcheurs reçus ce jeudi par la ministre de la pêche pour arracher plus d’aide sur les carburants

Une · · Par Claire BERNARD

«On ne lâche pas la pression» : les pêcheurs reçus ce jeudi par la ministre de la pêche pour arracher plus d’aide sur les carburants

## La colère des pêcheurs ne retombe pas avant la réunion à Paris Depuis le début de la semaine, les professionnels de la mer multiplient les actions de blocage

## La colère des pêcheurs ne retombe pas avant la réunion à Paris Depuis le début de la semaine, les professionnels de la mer multiplient les actions de blocage à travers l'Hexagone pour protester contre la flambée des carburants et la dégradation continue de leurs conditions de vie. Ce jeudi 17 septembre, une délégation doit être reçue par la ministre de la pêche, Catherine Chabaud, alors que la mobilisation ne faiblit pas malgré les annonces gouvernementales. ## Une mobilisation qui s'étend sur tout le territoire Selon des informations rapportées par Le Figaro, les pêcheurs bloquent depuis lundi plusieurs dépôts pétroliers stratégiques. À Sète, en Occitanie, à Fos-sur-Mer dans les Bouches-du-Rhône, ou encore à Frontignan dans l'Hérault, les points de blocage se sont multipliés. Ce jeudi matin, une centaine de professionnels seraient toujours mobilisés sur ce dernier site, d'après la même source. Les actions de blocage ont toutefois été levées après l'intervention des forces de l'ordre, notamment à Sète le 16 septembre, précise Le Figaro. Ces opérations témoignent d'une détermination qui ne semble pas s'essouffler, d'autant plus que les organisations professionnelles entendent maintenir la pression sur l'exécutif jusqu'à l'obtention de garanties concrètes. ## Des aides jugées insuffisantes par la profession L'annonce, mercredi, par Sébastien Lecornu d'un relèvement de l'aide au carburant de 25 à 35 centimes par litre pour les pêcheurs n'a pas suffi à apaiser la grogne. « C'est de la poudre aux yeux ces 10 centimes car le prix du carburant a augmenté », a déclaré auprès de l'AFP Ange Natoli, patron pêcheur à Martigues, dans les Bouches-du-Rhône. Cette réaction illustre le décalage persistant entre les dispositifs annoncés par le gouvernement et les attentes réelles du secteur. Les aides ciblées sur les carburants, prolongées jusqu'au 31 décembre selon Le Figaro, sont perçues comme un palliatif temporaire qui ne répond pas à la question structurelle du coût de l'énergie dans un métier déjà fragilisé par la hausse générale des charges. ## Un rendez-vous décisif ce jeudi La réunion prévue ce jeudi entre les représentants de la filière et Catherine Chabaud constitue un moment charnière. Les professionnels entendent arracher des engagements supplémentaires, au-delà du simple ajustement tarifaire annoncé la veille. Le mot d'ordre reste inchangé : « On ne lâche pas la pression », comme le résume Le Figaro. Cette rencontre intervient dans un contexte social tendu, où la question du pouvoir d'achat et de la survie économique des petites entreprises reste au cœur des préoccupations. Le secteur de la pêche, déjà confronté à la raréfaction de certaines ressources et aux contraintes réglementaires européennes, voit dans cette mobilisation un moyen d'obtenir une reconnaissance de sa situation particulière. ## Une issue encore incertaine Si les annonces gouvernementales n'ont pas suffi à désamorcer la crise, la réunion de ce jeudi pourrait aboutir à de nouveaux arbitrages. Toutefois, l'écart entre les revendications de la profession et les marges de manœuvre budgétaires de l'exécutif laisse présager des négociations difficiles. Les prochaines heures diront si le dialogue engagé avec la ministre de la pêche permettra de trouver un terrain d'entente ou si, au contraire, le mouvement de contestation se durcira davantage dans les jours à venir.