«On accueille les gens de manière inconditionnelle» : la Maison Bakhita, ce «tiers-lieu» pour «personnes exilées» qui va accueillir Léon XIV

## Un « tiers-lieu » au cœur du XVIIIe arrondissement À 9 heures ce samedi, le pape Léon XIV doit franchir le seuil du 5 ter, rue Jean-Cottin, dans le XVIIIe ar
## Un « tiers-lieu » au cœur du XVIIIe arrondissement
À 9 heures ce samedi, le pape Léon XIV doit franchir le seuil du 5 ter, rue Jean-Cottin, dans le XVIIIe arrondissement de Paris. Selon les informations rapportées par Le Figaro, il ne restera guère plus de quarante minutes dans cette Maison Bakhita, avant d'être attendu à 10h15 à l'Institut catholique de Paris. La visite, minutieusement préparée, s'inscrit dans un déplacement pontifical dont chaque séquence semble avoir été calibrée avec une attention particulière.
## Un lieu tourné vers l'intégration des personnes exilées
La Maison Bakhita se présente comme un « tiers-lieu » dédié à l'intégration des personnes exilées, selon la description qu'en donne la directrice de l'établissement, Gwendoline Fasano, citée par Le Figaro. « Tout a été examiné de manière très scrupuleuse », confie-t-elle au quotidien, à propos de la préparation de cette halte. Le lieu, implanté dans le XVIIIe arrondissement, semble fonctionner selon un principe d'accueil inconditionnel, une approche qui le distingue de nombre de dispositifs classiques d'aide aux personnes exilées. D'après Le Figaro, cette dimension inclusive constitue l'une des caractéristiques revendiquées par l'association, qui articule accueil, hébergement et accompagnement vers l'intégration.
## Trois témoignages, trois parcours
Le programme de la visite prévoit que Léon XIV gagne le deuxième étage de l'édifice, s'arrête dans la chapelle de l'association pour prier, puis rejoigne « la grande salle de convivialité ». Là, selon Le Figaro, « trois témoins » disposeront chacun de trois minutes pour raconter leur parcours. Un réfugié afghan accueilli par la Maison Bakhita, une Nigériane accompagnée par l'association Aux Captifs la Libération après être sortie d'un réseau de prostitution, ainsi qu'une personne en situation de handicap, doivent notamment prendre la parole. Ces interventions, d'une durée strictement encadrée, porteront sur des thématiques telles que la traite humaine et le handicap, précise le quotidien.
## Un déplacement pontifical millimétré
La brièveté de la halte — une quarantaine de minutes — contraste avec la densité des séquences prévues. Ce format resserré pourrait s'expliquer par la volonté de concentrer le message sur des enjeux humanitaires précis, sans diluer l'attention dans un protocole trop long. En effet, la visite intervient dans un contexte où les questions migratoires et la lutte contre la traite des êtres humains occupent une place importante dans le discours du Vatican. La Maison Bakhita, par son positionnement tourné vers l'accueil inconditionnel, semblerait incarner une approche que le pape pourrait souhaiter valoriser publiquement.
## Une portée symbolique au-delà de la visite
Au-delà de l'événement lui-même, cette halte pourrait avoir des implications pour la visibilité des structures d'accueil de personnes exilées en France. La médiatisation d'un lieu tel que la Maison Bakhita, à travers la visite d'une autorité religieuse de premier plan, pourrait renforcer la reconnaissance de ces initiatives, notamment dans un contexte où les dispositifs d'aide font l'objet de débats réguliers. Toutefois, l'impact concret de cette visite sur les politiques d'accueil reste, à ce stade, difficile à évaluer. Le choix de mettre en avant des témoignages liés à la traite humaine et au handicap suggère une volonté d'élargir la réflexion au-delà de la seule question migratoire, vers des formes de vulnérabilité plus larges. La suite du déplacement pontifical, notamment à l'Institut catholique de Paris, devrait permettre de préciser les orientations que Léon XIV entend porter sur ces sujets.