Nouvelles alliances, trahisons... Après les six mois de guerre de Donald Trump contre l’Iran, la fin de l’ordre américain au Moyen-Orient

Moyen-Orient : Six mois après le déclenchement de la guerre contre l’Iran, l’ordre américain vacille Six mois après le déclenchement de l’offensive conjointe me
Moyen-Orient : Six mois après le déclenchement de la guerre contre l’Iran, l’ordre américain vacille
Six mois après le déclenchement de l’offensive conjointe menée par les États-Unis et Israël contre la République islamique d’Iran, le paysage stratégique du Moyen-Orient semble profondément recomposé. Selon un article publié par Le Figaro le 26 août 2026, sous la plume des journalistes Georges Malbrunot et du service Infographie, l’échec présumé d’un renversement du régime de Téhéran aurait entraîné une perte d’influence considérable de Washington dans la région, tout en creusant l’isolement diplomatique d’Israël.
Une hégémonie contestée et des certitudes ébranlées
L’analyse de la situation, rapportée par le quotidien français, s’appuie notamment sur les propos de Marck Lynch, spécialiste des relations internationales à l’Université Georgetown de Washington. Dans la revue Foreign Affairs, ce dernier affirme que « le Moyen-Orient américain est révolu ». Cette déclaration, reprise par Le Figaro, illustre le sentiment partagé par de nombreux observateurs quant à l’érosion de la suprématie militaire et diplomatique des États-Unis dans la zone. L’ordre établi, fondé sur une alliance informelle entre les États arabes et Israël pour contrer l’influence iranienne, aurait en effet pris « du plomb dans l’aile », selon les termes employés par l’article. Les bouleversements nés de ce conflit auraient « rebattu les cartes et déjoué les certitudes », bouleversant des équilibres qui semblaient pourtant solidement ancrés.
La résistance iranienne et la position ambiguë des monarchies du Golfe
Forte de sa capacité de résistance, la République islamique d’Iran entendrait plus que jamais « bouter les Américains du Moyen-Orient ». Cette détermination, soulignée par Le Figaro, se heurte toutefois à une réalité géopolitique complexe. En effet, l’Arabie saoudite, présentée comme le plus puissant des pays arabes de la région, soutient que « l’Iran ne peut pas pousser les Américains en dehors de la région ». Cette divergence d’appréciation entre Téhéran et Riyad met en lumière les limites de la stratégie iranienne, mais aussi les hésitations des monarchies du Golfe. Par ailleurs, l’article mentionne l’intervention, dès le 20 mars, d’Anwar Gargash, le conseiller diplomatique du président des Émirats arabes unis (EAU), dont les propos, rapportés par le quotidien, sembleraient indiquer une recherche de nouveaux équilibres régionaux, potentiellement moins alignés sur les intérêts américains.
Un isolement accru pour Israël et des perspectives incertaines
La conséquence la plus notable de ce conflit serait l’isolement diplomatique accru d’Israël. Alors que les alliances informelles tissées ces dernières années avec certains pays arabes semblaient devoir se consolider, la guerre aurait révélé leurs fragilités. Le pouvoir à Téhéran, bien que n’ayant pas été renversé, « garde sa capacité de nuisance », ce qui maintient une pression sécuritaire constante sur l’État hébreu et ses partenaires régionaux. S’il demeure périlleux de prédire l’avenir, comme le rappelle Le Figaro, il apparaît clair que la donne stratégique a changé. La question posée par le quotidien français — « Alors où va le Moyen-Orient ? » — reste ouverte, alors que la région semble s’orienter vers un multipolarisme accru où l’influence américaine, bien que toujours présente, n’est plus considérée comme l’unique garant de la stabilité. Les prochains mois seront décisifs pour observer comment les acteurs régionaux, de Téhéran à Riyad en passant par Abou Dhabi, redéfiniront leurs alliances dans ce contexte mouvant.