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Nouveau coup dur pour Stellantis: le constructeur automobile rappelle près d'un million de véhicules de ses marques Ram, Chrysler, Dodge et Jeep dans le monde

Economie · · Par Julie MOREAU

Nouveau coup dur pour Stellantis: le constructeur automobile rappelle près d'un million de véhicules de ses marques Ram, Chrysler, Dodge et Jeep dans le monde

Stellantis lance une nouvelle campagne de rappel internationale portant sur près d'un million de véhicules pour un défaut de caméra de recul. Le constructeur fr

Stellantis lance une nouvelle campagne de rappel internationale portant sur près d'un million de véhicules pour un défaut de caméra de recul. Le constructeur franco-italo-américain doit rappeler 955.000 unités dans le monde, dont l'essentiel en Amérique du Nord, en raison d'un bug logiciel empêchant l'affichage de l'image sur l'écran central. Si l'Europe est épargnée, cet épisode s'ajoute à une série de déboires industriels pour le groupe. ## Un rappel concentré sur l'Amérique du Nord Selon les informations rapportées par BFM Business, la répartition géographique de ce rappel est très inégale. Les États-Unis concentrent la grande majorité des véhicules concernés avec 848.000 unités, suivis du Canada avec 83.000 véhicules et du Mexique avec 8.000. Les marques américaines Ram, Chrysler, Dodge et Jeep sont principalement visées, avec des modèles emblématiques comme les pickups Ram 1500 ou les SUV Jeep Grand Cherokee et Wrangler. Seuls 15.000 véhicules sont recensés dans le reste du monde, en Amérique du Sud, au Moyen-Orient ou en Asie-Pacifique, ce qui écarte le marché européen de toute campagne d'envergure. ## Une correction logicielle à distance Contrairement aux campagnes récentes liées à des défaillances mécaniques lourdes, ce problème d'affichage ne nécessite pas d'immobilisation en atelier. L'anomalie sera corrigée via une mise à jour logicielle à distance, une procédure dite "OTA" pour "over the air". Cette méthode, de plus en plus courante dans l'industrie automobile, permet de résoudre les bugs informatiques sans déplacer les véhicules. Il s'agit d'ailleurs de la deuxième procédure de ce type pour Stellantis : en 2024, le groupe avait déjà dû mener une campagne strictement identique portant sur plus d'un million de véhicules. ## Un contexte de défiance renforcé Ce nouveau couac intervient dans un climat de défiance renforcé par de multiples affaires de fiabilité. Le groupe reste sous la pression du scandale des airbags défectueux Takata, qui a donné lieu à des rappels massifs, notamment des procédures "stop drive" obligeant les propriétaires à immobiliser leur véhicule. Une action de groupe de l'association CLCV a également été lancée fin 2025 dans ce cadre. En parallèle, la défaillance des moteurs diesel 1.5 BlueHDi continue d'alimenter les inquiétudes des consommateurs et des associations de défense des automobilistes. ## Des défis juridiques et industriels cumulés La répétition de ces campagnes de rappel pèse sur l'image du constructeur, qui doit gérer simultanément des enjeux techniques, juridiques et commerciaux. Les procédures à répétition, qu'elles concernent des bugs logiciels ou des défaillances mécaniques, fragilisent la confiance des clients et pourraient avoir des répercussions sur les ventes, notamment sur le marché nord-américain où Stellantis réalise une part significative de son chiffre d'affaires. La capacité du groupe à résoudre rapidement ces problèmes techniques et à restaurer sa réputation sera déterminante pour son positionnement futur face à une concurrence accrue, notamment dans le segment des pickups et des SUV.