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"Nous exhortons les États-Unis à cesser de réprimer les entreprises chinoises": Pékin voit rouge après les accusations du Pentagone contre Alibaba, BYD ou Baidu classées comme "compagnies militaires chinoises"

Economie · · Par Julie MOREAU

# Pékin exige la fin des "discriminations" après l'ajout d'Alibaba, BYD et Baidu sur la liste noire du Pentagone La Chine a haussé le ton mardi en exhortant Was

# Pékin exige la fin des "discriminations" après l'ajout d'Alibaba, BYD et Baidu sur la liste noire du Pentagone La Chine a haussé le ton mardi en exhortant Washington à "cesser de réprimer" ses entreprises, après que le Pentagone a actualisé une liste de "compagnies militaires chinoises" incluant désormais les géants Alibaba, BYD et Baidu. Un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lin Jian, a qualifié cette mesure de "discriminatoire" et appelé les États-Unis à "corriger leurs pratiques erronées". ## Une liste aux conséquences limitées mais symboliques Le ministère américain de la Défense a publié lundi une mise à jour de son répertoire d'entités considérées comme opérant directement ou indirectement avec l'armée chinoise. Si les implications immédiates pour les entreprises visées restent faibles, cette classification pourrait restreindre leur capacité à passer des contrats avec des organismes publics américains et potentiellement décourager certains investisseurs. Nigel Peh, gestionnaire de portefeuille chez Timefolio Asset Management, a tempéré l'impact auprès de Bloomberg : "Je pense qu'il s'agit simplement d'une manœuvre géopolitique. Fondamentalement, l'impact sur les opérations commerciales de ces entreprises est limité." Cette analyse rejoint celle de nombreux observateurs qui perçoivent cette décision davantage comme un signal politique que comme une entrave économique majeure. ## Les entreprises visées rejettent fermement les accusations Parmi les nouveaux entrants sur cette liste figurent des noms emblématiques de la tech et de l'industrie chinoise. Alibaba, le géant du commerce en ligne, a immédiatement réagi par un courriel adressé à Bloomberg : "Alibaba n'est ni une entreprise militaire chinoise, ni impliquée dans une quelconque stratégie de fusion civilo-militaire. Nous engagerons toutes les poursuites judiciaires possibles contre toute tentative de désinformation à notre sujet." BYD, leader mondial des véhicules électriques, et Baidu, principal moteur de recherche chinois, figurent également parmi les sociétés ajoutées à cette liste noire. Toutes deux ont démenti toute collaboration avec l'armée chinoise, dénonçant des accusations qu'elles jugent infondées. Le porte-parole chinois Lin Jian a réitéré l'opposition ferme de Pékin à ce qu'il considère comme une "répression injustifiée" des entreprises chinoises sur la scène internationale. ## Un bras de fer géopolitique persistant Cette actualisation intervient dans un contexte de tensions croissantes entre Washington et Pékin, notamment sur les questions technologiques et commerciales. La précédente administration américaine avait déjà établi une liste similaire sous l'ère Trump, avant que celle-ci ne soit révisée par l'administration Biden. Pour la Chine, cette mesure s'inscrit dans une stratégie américaine plus large visant à entraver l'essor de ses fleurons industriels et technologiques. "Nous exhortons instamment les États-Unis à corriger leurs pratiques erronées et à cesser de réprimer les entreprises chinoises de manière injustifiée", a martelé Lin Jian lors d'un point presse. Si l'impact opérationnel immédiat semble contenu, cette décision pourrait alimenter les incertitudes pour les investisseurs internationaux exposés à ces sociétés, tout en renforçant la détermination de Pékin à défendre ses champions nationaux face à ce qu'elle perçoit comme une ingérence américaine.