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"Nous avons bon espoir": le ministre de l'Intérieur estime que l'A400M pourra être utilisé "d'ici 15 jours" pour lutter contre les incendies

Economie · · Par Julie MOREAU

### Introduction Alors que la saison des incendies s’annonce particulièrement intense, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a annoncé ce lundi sur BFMTV s

### Introduction Alors que la saison des incendies s’annonce particulièrement intense, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a annoncé ce lundi sur BFMTV son intention de déployer l’Airbus A400M, un avion de transport militaire, dans la lutte contre les feux de forêt d’ici une quinzaine de jours. Avec une capacité de largage de 20 tonnes d’eau, équivalente à celle de trois Canadair, cet appareil pourrait constituer un renfort significatif pour les moyens aériens déjà engagés, alors que 32 000 hectares ont déjà été parcourus par les flammes depuis le début de l’année, un chiffre supérieur à celui de toute la saison 2025. ### Un espoir mesuré pour une expérimentation rapide L’utilisation de l’A400M dans le cadre de la lutte contre les incendies n’est pas encore effective, mais les autorités se montrent confiantes. Laurent Nuñez a déclaré avoir « bon espoir d’ici 15 jours de pouvoir commencer à expérimenter des largages » avec cet appareil, selon les informations rapportées par BFM Business. Cette perspective intervient dans un contexte où les feux de forêt se multiplient, attisés par les fortes chaleurs et la sécheresse qui sévissent sur le territoire. Le ministre a souligné que l’avion, en service depuis 2013 au sein de l’armée française pour des missions de transport stratégiques et tactiques, serait équipé d’un kit de largage d’eau spécialement conçu pour cet usage. Cette expérimentation, si elle se concrétise, marquerait une première étape vers l’intégration de cet appareil militaire dans les dispositifs de sécurité civile. ### Des capacités opérationnelles prometteuses L’A400M, par sa conception, offre des atouts techniques indéniables pour la lutte contre les incendies. Sa capacité de 20 tonnes d’eau, soit l’équivalent de trois Canadair, lui confère un potentiel de couverture rapide des zones sinistrées. Ce vendredi, le directeur général de la Sécurité civile, Julien Marion, avait déjà évoqué l’arrivée de l’avion sur le front des incendies, précisant : « Nous allons probablement mettre en œuvre dès cette saison un nouveau moyen de lutte contre les feux de forêt, un moyen innovant : le recours à l’appareil A400M qui équipe nos armées ». Ce déploiement viendrait en complément des 12 bombardiers d’eau Canadair déjà engagés, qui restent la colonne vertébrale de la flotte aérienne de la Sécurité civile. L’A400M pourrait ainsi jouer un rôle de force de frappe complémentaire, notamment dans les zones difficiles d’accès ou lors de feux de grande ampleur. ### Un contexte d’urgence et de renouvellement des moyens L’annonce du ministre intervient dans un contexte d’urgence climatique et opérationnelle. Quelque 32 000 hectares ont été « parcourus » par le feu depuis le début de l’année en France, un bilan déjà supérieur à celui de toute la saison 2025 des incendies, selon les données fournies par Laurent Nuñez. Cette situation accentue la pression sur les moyens aériens existants, notamment les Canadair, dont le renouvellement est devenu un enjeu stratégique. Trois entreprises françaises planchent actuellement sur la conception de futurs concurrents à ces modèles canadiens qui dominent le marché aujourd’hui. L’intégration de l’A400M, bien que temporaire et expérimentale, pourrait offrir une solution intermédiaire tout en préparant le terrain pour des innovations futures. La question de la maintenance, de la formation des équipages et de l’intégration dans la chaîne de commandement des opérations de lutte reste toutefois à préciser. ### Conclusion L’expérimentation de l’A400M dans la lutte contre les incendies, envisagée dans les deux semaines à venir, représente une piste prometteuse pour renforcer les capacités aériennes de la France face à des feux de forêt de plus en plus fréquents et intenses. Si les autorités se montrent optimistes, la mise en œuvre effective dépendra de la validation des tests de largage et de l’adaptation des procédures opérationnelles. Ce déploiement, s’il réussit, pourrait ouvrir la voie à une utilisation plus systématique des moyens militaires dans les missions de sécurité civile, tout en offrant un répit face à l’urgence d’une saison qui s’annonce particulièrement redoutable.