Nikol Pachinian, Premier ministre arménien: «Nos relations avec la Russie ne peuvent plus être les mêmes qu’auparavant»

## Nikol Pachinian : « Nos relations avec la Russie ne peuvent plus être les mêmes qu'auparavant » Dans un entretien exclusif accordé à RFI Arménien à Erevan, l
## Nikol Pachinian : « Nos relations avec la Russie ne peuvent plus être les mêmes qu'auparavant »
Dans un entretien exclusif accordé à RFI Arménien à Erevan, le Premier ministre arménien Nikol Pachinian a affirmé que les relations entre son pays et la Russie ne pouvaient plus être identiques à ce qu'elles étaient par le passé. Cette déclaration, rapportée par RFI le 12 octobre 2026, marque une nouvelle étape dans la reconfiguration géopolitique d'une Arménie historiquement ancrée dans l'orbite russe.
## Un rapprochement inédit avec l'Union européenne
Selon les propos recueillis par la rédaction de RFI, Nikol Pachinian a rappelé que les relations entre l'Arménie et l'Union européenne s'inscrivaient dans une longue histoire, remontant à la signature, en 2017, d'un accord de partenariat global portant sur l'harmonisation des systèmes et des normes. Ce rapprochement se serait poursuivi après 2020, jusqu'à l'adoption, en 2025, d'une loi sur le lancement du processus d'adhésion à l'Union européenne. Cette législation serait issue d'une initiative citoyenne, ce qui témoignerait, selon le chef du gouvernement arménien, d'une dynamique interne favorable à ce virage européen.
## Un basculement accéléré par les crises
Cette évolution s'inscrit dans un contexte régional profondément bouleversé depuis 2018, année d'une révolution politique en Arménie. Selon RFI, la période a également été marquée par des guerres et par ce que la source qualifie de nettoyage ethnique du Haut-Karabagh, ainsi que par des changements d'alliances. Ces événements auraient progressivement érodé la confiance d'Erevan envers son partenaire historique russe, notamment dans le domaine de la sécurité collective. La déclaration de Nikol Pachinian semblerait ainsi entériner une rupture de fait, sans que ne soit pour l'instant évoquée une sortie formelle des structures d'intégration régionale dirigées par Moscou.
## Paix avec l'Azerbaïdjan et nouvelles alliances
L'entretien aborde également la question de la paix avec l'Azerbaïdjan, autre dossier central pour Erevan. Selon les éléments rapportés par RFI, le Premier ministre arménien évoque ces négociations en parallèle du rapprochement avec Bruxelles, suggérant une diplomatie désormais multiforme. Toutefois, aucune précision n'a été fournie sur un éventuel calendrier d'adhésion à l'Union européenne, Nikol Pachinian présentant celle-ci comme l'une des options envisageables plutôt que comme un objectif daté.
## Une recomposition aux implications durables
Cette prise de position pourrait peser sur l'équilibre des forces dans le Caucase du Sud, région où la Russie dispose de plusieurs points d'appui militaires. D'après des observateurs cités par la source, la trajectoire arménienne demeure néanmoins suspendue à des facteurs internes et externes, notamment la capacité des institutions européennes à répondre aux attentes sécuritaires d'Erevan. En effet, le décalage entre les déclarations d'intention et les engagements concrets reste, à ce stade, difficile à mesurer. La suite dépendra des prochaines étapes du processus législatif arménien et de la réaction de Moscou, qui n'a pas encore réagi publiquement aux propos rapportés par RFI.