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Nicolas Hulot, François de Rugy, Monique Barbut : la malédiction du ministère de l’Écologie

Une · · Par Claire BERNARD

Nicolas Hulot, François de Rugy, Monique Barbut : la malédiction du ministère de l’Écologie

# Nicolas Hulot, François de Rugy, Monique Barbut : la malédiction du ministère de l’Écologie Le ministère de la Transition écologique semble frappé d'une maléd

# Nicolas Hulot, François de Rugy, Monique Barbut : la malédiction du ministère de l’Écologie Le ministère de la Transition écologique semble frappé d'une malédiction récurrente depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron à l'Élysée. Selon des informations rapportées par Le Figaro le 21 juillet 2026, Monique Barbut, actuelle ministre de la Transition écologique, devrait présenter sa démission d'ici le Conseil des ministres de mercredi, actant ainsi la troisième crise ministérielle dans ce portefeuille depuis 2017. ## Un départ qui s'inscrit dans une séquence troublante Ce nouveau départ intervient dans un contexte politique déjà fragilisé par les controverses environnementales. D'après les éléments publiés par notre confrère, cette décision n'est pas sans rappeler des précédents marquants. En 2019, François de Rugy avait présenté sa démission au Premier ministre Édouard Philippe, s'estimant victime d'un « lynchage médiatique » dans ce qui fut appelé « l'affaire des homards ». Avant lui, Nicolas Hulot avait claqué la porte de son ministère en août 2018, invoquant cette fois le manque d'ambition du gouvernement sur les questions écologiques. Ces démissions à répétition, selon Le Figaro, ne seraient pas étrangères aux hésitations d'Emmanuel Macron sur la ligne écologique à mener. Quinze mois après sa prise de fonction, déjà affaibli par l'affaire Benalla, le chef de l'État avait essuyé un premier revers avec le départ de Nicolas Hulot. Le 28 août 2018, alors que le gouvernement préparait sa rentrée, le ministre de la Transition écologique et solidaire, star du gouvernement, avait annoncé sa démission en direct sur France Inter, créant une onde de choc politique. ## Un poste à haut risque politique Le ministère de l'Écologie semble concentrer des tensions particulièrement vives entre les attentes des militants environnementaux et les réalités de la gouvernance macroniste. Chaque titulaire successif se serait heurté à des contradictions structurelles : promesses de transition écologique d'un côté, contraintes économiques et industrielles de l'autre. François de Rugy, ancien président de l'Assemblée nationale, avait tenté d'imposer une ligne plus modérée avant d'être emporté par des accusations de dépenses personnelles jugées excessives. Monique Barbut, figure reconnue de la diplomatie environnementale internationale, notamment pour son travail à la tête du Fonds pour l'environnement mondial, n'aurait pas échappé à cette dynamique. Selon des sources proches du dossier, les raisons précises de son départ n'ont pas encore été officiellement communiquées, mais elles s'inscriraient dans un désaccord croissant sur la feuille de route écologique du gouvernement. ## Des conséquences politiques potentielles Cette troisième démission en moins d'une décennie interroge sur la capacité du gouvernement à maintenir une continuité dans sa politique environnementale. Les associations écologistes, déjà critiques envers le bilan du quinquennat, pourraient y voir la confirmation d'un manque de volonté politique véritable. Le départ de Monique Barbut intervient dans un contexte où les enjeux climatiques sont pourtant devenus centraux dans le débat public. Le Figaro souligne que ce nouveau départ pourrait contraindre Emmanuel Macron à clarifier sa position sur le sujet, lui qui aurait jusqu'à présent navigué entre des ambitions affichées et des arbitrages favorables à d'autres secteurs économiques. La question de la succession de Monique Barbut reste ouverte, et le profil du prochain ministre de l'Écologie sera scruté comme un indicateur de la direction que le gouvernement entend prendre sur ce dossier sensible.