«Ne cédons pas à l’esprit de défaite» : retrouvez l’intégralité du discours d’Emmanuel Macron devant l’ONU

Le président de la République s'est exprimé pour la dernière fois de son mandat à la tribune des Nations Unies, le 22 septembre 2026, à l'occasion de l'Assemblé
Le président de la République s'est exprimé pour la dernière fois de son mandat à la tribune des Nations Unies, le 22 septembre 2026, à l'occasion de l'Assemblée générale annuelle. Selon la retranscription publiée par Le Figaro, Emmanuel Macron y a prononcé un discours centré sur l'état du monde et la défense de l'ordre international, appelant ses homologues à « ne pas céder à l'esprit de défaite ».
## Un diagnostic sombre de l'état du monde
Dès l'ouverture de son propos, le chef de l'État a dressé un constat alarmant devant les représentants réunis à New York. « Depuis ce matin, ici, se succèdent les discours qui disent l'état du monde, et j'ai peur de manquer d'originalité en le décrivant », a-t-il déclaré, selon la transcription du Figaro. Il a évoqué « le retour de l'impérialisme, de l'arrogance, du retour à la force sans règles ni retenues ». Emmanuel Macron a décrit un monde marqué par « la concentration du pouvoir », où certains acteurs « pensent qu'on peut battre en brèche l'ordre international pour élargir ses frontières ». Il a également pointé les menaces pesant sur la souveraineté des peuples, ainsi que sur les décisions relatives au climat et à l'intelligence artificielle.
## L'alternative posée aux Nations Unies
Le président français a structuré son intervention autour d'un choix fondamental qu'il estime posé à l'ensemble de la communauté internationale. « La question qui nous est posée, de manière très simple, consiste à savoir si nous voulons vivre dans cet état de nature, avec une forme de retour de la loi de la jungle, ou dans une société internationale civilisée », a-t-il affirmé, selon Le Figaro. Cette formulation, qui oppose l'état de nature à une société régulée, s'inscrit dans la tradition des discours onusiens appelant au respect du droit international. Toutefois, le contexte de cette prise de parole — la dernière d'un mandat de deux quinquennats — confère à l'exercice une dimension particulière, alors que plusieurs conflits internationaux demeurent non résolus.
## Un exercice de fin de mandat
Cette allocution intervient à un moment charnière pour la diplomatie française. Pour la dernière fois de son mandat, Emmanuel Macron s'est adressé à la tribune de l'ONU, selon Le Figaro. Le choix de consacrer ce discours à la défense de l'ordre international pourrait être interprété comme une tentative de fixer un héritage diplomatique, dans un contexte où les tensions entre grandes puissances se sont intensifiées. D'après la retranscription intégrale publiée par le quotidien, le président a insisté sur le risque d'un « retour de la loi de la jungle », formule qui résonne avec les préoccupations exprimées par plusieurs délégations lors de cette session.
## Des implications encore incertaines
Reste à savoir quel écho rencontreront ces propos auprès des autres États membres. Si le discours a été prononcé dans le cadre solennel de l'Assemblée générale, son impact concret dépendra de la capacité des Nations Unies à traduire ces principes en actes. Par ailleurs, la portée de cette intervention pourrait être limitée par les échéances politiques à venir en France, notamment l'élection présidentielle de 2027. Les orientations diplomatiques esquissées le 22 septembre 2026 devront, en effet, être confirmées ou révisées par la prochaine administration, ce qui laisse en suspens une partie des engagements évoqués à New York.