Nationaliser TotalEnergies contre la hausse des prix des carburants ? «Pourquoi pas», répond la députée LFI Clémence Guetté
TITRE : Nationaliser TotalEnergies contre la hausse des prix des carburants ? «Pourquoi pas», répond la députée LFI Clémence Guetté Le 5 mai 2026, Clémence Guet
TITRE : Nationaliser TotalEnergies contre la hausse des prix des carburants ? «Pourquoi pas», répond la députée LFI Clémence Guetté
Le 5 mai 2026, Clémence Guetté, députée de La France Insoumise, a lancé une proposition audacieuse qui pourrait bouleverser le paysage énergétique français : nationaliser TotalEnergies pour contrer la flambée des prix des carburants. Cette initiative fait suite à la crise engendrée par le blocage du détroit d’Ormuz, un événement qui a provoqué une hausse significative des coûts de l'énergie. Sur les ondes de RTL, Guetté a soutenu que cette nationalisation serait non seulement faisable, mais également rentable dès la première année.
Cette suggestion soulève des interrogations : s'agit-il d'une véritable solution ou d'un simple coup de communication ? Guetté a précisé que seule l'activité de raffinage et de distribution serait concernée, laissant de côté l'extraction qui représente 67 % des opérations de Total. Selon ses dires, cette approche permettrait à l'État de générer des bénéfices suffisants pour rembourser la dette contractée pour financer l'opération. Elle a également souligné la possibilité de réinvestir ces fonds dans la transition écologique et les énergies renouvelables.
Au cœur de cette proposition se trouve une volonté de réponse à une situation économique jugée insoutenable par de nombreux citoyens. La députée a évoqué l'urgence d'agir face à une précarité énergétique croissante. "C'est une idée à discuter", a-t-elle déclaré, insistant sur la nécessité d'un débat national concernant la gestion des ressources énergétiques.
Les prix des carburants ont connu une hausse continue depuis plusieurs mois, impactant le pouvoir d'achat des ménages français. Cette situation a suscité des mobilisations sociales et des appels à l'action, tant de la part des syndicats que des partis politiques. La proposition de Guetté s'inscrit donc dans un mouvement plus large, où la frustration des citoyens face à l'inaction gouvernementale devient de plus en plus palpable.
TotalEnergies, dont la valorisation atteint 180 milliards d'euros, a déjà été au cœur de débats politiques. Bien que la question de sa nationalisation ne soit pas nouvelle, elle refait surface dans un contexte où la nécessité d'une régulation accrue est plus que jamais mise en avant. Le gouvernement a, jusqu'à présent, privilégié le dialogue avec le secteur privé, mais les résultats semblent en deçà des attentes des Français.
La réaction à cette proposition ne s'est pas fait attendre. Dans un climat où le ministre de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher, a récemment évoqué la nécessité d'agir, la suggestion de Guetté pourrait relancer le débat sur le rôle de l'État dans le secteur énergétique. Alors que les stations-service peinent à maintenir des tarifs accessibles, la responsabilité des grandes entreprises face à la crise énergétique devient une question cruciale.
À l'heure actuelle, aucune décision officielle n'a été prise concernant cette proposition. Néanmoins, les discussions autour de la nationalisation de TotalEnergies pourraient s'intensifier dans les jours à venir, particulièrement avec l'approche de l'été, période traditionnellement associée à une augmentation des déplacements et, par conséquent, des besoins en carburants. Les enjeux économiques, sociaux et environnementaux sont à la croisée des chemins, rendant le débat sur la nationalisation de TotalEnergies d'autant plus pertinent.