Mythomètre : "Il faut fuire la dette française", FAUX répond Jérôme Dedeyan – 15/09

## La dette française, un risque à fuir ? Le Mythomètre tranche Faut-il craindre la dette française au point de s'en détourner ? C'est la question posée dans l'
## La dette française, un risque à fuir ? Le Mythomètre tranche
Faut-il craindre la dette française au point de s'en détourner ? C'est la question posée dans l'émission Mythomètre diffusée le 15 septembre sur BFM Business. Face à l'affirmation selon laquelle « il faut fuir la dette française », l'économiste Jérôme Dedeyan a répondu par la négative, qualifiant cette idée de fausse. Un verdict qui invite à dépasser les réflexes de panique pour examiner plus finement la réalité du marché obligataire tricolore.
## Un jugement qui contredit une intuition répandue
L'idée qu'il faudrait fuir la dette française s'appuie sur un raisonnement en apparence solide : une dette publique élevée, un déficit persistant et une défiance supposée croissante des investisseurs. Pourtant, dans le format court du Mythomètre — environ sept minutes d'analyse —, Jérôme Dedeyan a écarté cette conclusion. Selon lui, la situation ne justifie pas un tel réflexe de fuite. Cette position rejoint une observation empirique : malgré les alertes répétées sur les finances publiques, les investisseurs continuent de financer l'État français à des conditions qui, sans être les plus favorables d'Europe, restent éloignées d'une situation de crise. La dette française demeure l'une des plus liquides et des plus recherchées de la zone euro, ce qui constitue un amortisseur non négligeable.
## Ce que dit la chronique économique du jour
L'émission Mythomètre s'inscrit dans la grille de BFM Business, aux côtés d'autres rendez-vous comme BFM Bourse, présenté par Guillaume Sommerer. Ce même 15 septembre, plusieurs sujets économiques ont été traités sur l'antenne : la trajectoire des taux de la Réserve fédérale américaine, analysée par Sylvain Bersinger, économiste chez BSI et Bersingéco, qui a évoqué un rapprochement de la Fed vers une hausse des taux. Étaient également au programme les seuils techniques des marchés, la performance de Thales, le projet d'Axa de générer jusqu'à 700 millions d'euros grâce à l'intelligence artificielle d'ici 2029, ou encore la hausse des dividendes versés en France, au plus haut au deuxième trimestre. Autant de signaux qui rappellent que le jugement sur la dette française doit s'inscrire dans un contexte global, mêlant politique monétaire américaine, dynamisme des entreprises et appétit des investisseurs.
## Un débat loin d'être tranché
Le verdict du Mythomètre n'épuise pas la controverse. La question de la soutenabilité de la dette française reste un sujet de débat entre économistes, et les épisodes de tension sur les taux d'intérêt rappellent que la confiance des marchés n'est jamais acquise définitivement. L'affirmation « il faut fuir la dette française » relève donc davantage d'une posture que d'une analyse étayée, selon Jérôme Dedeyan. À l'inverse, considérer que la dette française ne présente aucun risque serait tout aussi excessif. La réalité se situe probablement dans un entre-deux : un risque réel, mais qui ne justifie pas, en l'état des informations disponibles à la mi-septembre, un mouvement de fuite généralisé.
## Une invitation à la nuance
En qualifiant de fausse l'idée qu'il faudrait fuir la dette française, l'économiste invite les épargnants et les observateurs à dépasser les slogans. La dette d'un État ne se résume pas à son montant : sa liquidité, la profondeur du marché qui la porte et la confiance des investisseurs comptent tout autant. Le débat sur les finances publiques françaises reste ouvert, et il gagnera à être nourri de données précises plutôt que d'injonctions péremptoires.