Mort de Lyhanna : "L’institution judiciaire leur doit des excuses" dit Me Battikh, avocate de Maeva et Prescylla, qui accusent J. Barella

Affaire Lyhanna : L’avocate de deux jeunes filles réclame des excuses de l’institution judiciaire Dans le cadre de l’affaire Lyhanna, Me Battikh, avocate de Mae
Affaire Lyhanna : L’avocate de deux jeunes filles réclame des excuses de l’institution judiciaire
Dans le cadre de l’affaire Lyhanna, Me Battikh, avocate de Maeva et Prescylla, a estimé que « l’institution judiciaire leur doit des excuses ». Ses deux clientes, âgées d’une dizaine d’années au moment des faits, accusent J. Barella, le père du principal suspect dans la mort de la fillette, d’avoir commis des infractions à leur encontre. Selon des informations rapportées par Midi Libre, l’avocate parisienne a déposé une demande de réouverture des deux enquêtes classées à Béziers, visant cet homme qui aurait été mis en cause par les deux fillettes de son entourage familial.
Des accusations graves portées par deux jeunes filles
Maeva et Prescylla, aujourd’hui adolescentes, affirment avoir été victimes d’actes répréhensibles de la part de J. Barella, père du principal accusé dans la mort de Lyhanna. Selon les éléments recueillis par la défense, les deux fillettes auraient dénoncé des infractions commises au sein de leur cercle familial, impliquant directement cet homme. Ces accusations, bien que graves, auraient été classées sans suite par le parquet de Béziers, une décision que Me Battikh conteste fermement. « Ces enfants ont eu le courage de parler, et on leur a répondu par un silence administratif », a-t-elle déclaré, citée par Midi Libre.
Une demande de réouverture d’enquête pour faire la lumière
L’avocate parisienne a donc saisi la justice pour demander la réouverture des deux enquêtes classées. Selon elle, les éléments portés à sa connaissance justifieraient un réexamen approfondi des faits. « L’institution judiciaire leur doit des excuses, car elle a failli à son devoir de protection envers des mineures », a-t-elle insisté. Cette démarche s’inscrit dans un contexte plus large où la parole des enfants victimes est souvent mise en doute, voire ignorée, comme le soulignent de nombreuses associations de défense des droits de l’enfant. Me Battikh espère que cette réouverture permettra non seulement de faire la lumière sur les accusations portées contre J. Barella, mais aussi de réparer une injustice procédurale.
Un lien avec l’affaire Lyhanna, toujours sensible
L’affaire Lyhanna, qui a profondément ému l’opinion publique, reste un dossier sensible dans la région de Béziers. La mort de la fillette, survenue dans des circonstances tragiques, avait conduit à la mise en cause de plusieurs membres de son entourage, dont le fils de J. Barella. Ce dernier, soupçonné d’être le « bourreau » de Lyhanna, est actuellement en détention provisoire, en attendant son procès. Cependant, les accusations portées par Maeva et Prescylla contre le père du suspect ajoutent une dimension nouvelle à cette affaire déjà complexe. Selon des sources proches de l’enquête, les faits dénoncés par les deux adolescentes pourraient être antérieurs à la mort de Lyhanna, ce qui soulève des questions sur la chronologie des événements et la possible existence d’un schéma de violences au sein de cette famille.
Les implications pour l’institution judiciaire
La demande de Me Battikh intervient dans un climat de défiance croissante envers le système judiciaire, notamment dans les affaires impliquant des mineurs. « Nous ne pouvons pas laisser des enfants porter seuls le poids de leur parole, sans que la justice ne les écoute », a-t-elle ajouté. Si la réouverture des enquêtes était accordée, cela constituerait un précédent important pour les victimes de violences intrafamiliales, souvent confrontées à des classements sans suite. Par ailleurs, cette affaire met en lumière les lacunes potentielles dans le traitement des plaintes déposées par des mineurs, un sujet régulièrement débattu au sein des instances juridiques et associatives. Me Battikh espère que cette action en justice permettra de rétablir la confiance des jeunes victimes dans l’institution judiciaire, tout en apportant des réponses à Maeva et Prescylla, qui attendent depuis des années que leur parole soit reconnue.
Une perspective d’évolution
Alors que la demande de réouverture est en cours d’examen, l’avocate parisienne se montre déterminée à obtenir justice pour ses clientes. « Il est temps que la justice assume ses erreurs et qu’elle présente des excuses à ces enfants », a-t-elle conclu. Cette affaire, qui pourrait avoir des répercussions au-delà du seul cas de Béziers, souligne la nécessité d’une réforme des procédures judiciaires pour garantir une meilleure protection des mineurs victimes. Dans les prochaines semaines, la décision du parquet de Béziers sera scrutée de près, tant par les parties civiles que par les observateurs du droit des enfants.