Mort d’Emile : aucun des 106 prélèvements ADN réalisés au Haut-Vernet ne correspond aux traces retrouvées sur les vêtements de l’enfant

L’enquête sur la mort du petit Emile Soleil, disparu en juillet 2023 au Haut-Vernet puis dont les ossements ont été retrouvés en mars 2024, connaît un nouveau r
L’enquête sur la mort du petit Emile Soleil, disparu en juillet 2023 au Haut-Vernet puis dont les ossements ont été retrouvés en mars 2024, connaît un nouveau rebondissement. Selon des informations rapportées par *Midi Libre* ce vendredi 28 août, aucun des 106 prélèvements ADN réalisés dans le hameau des Alpes-de-Haute-Provence jusqu’à fin avril 2026 ne correspondrait aux traces génétiques retrouvées sur les vêtements de l’enfant.
## Une piste locale qui s’effrite
Ce résultat, issu des analyses menées par les enquêteurs de la cellule dédiée à cette affaire, semble écarter l’hypothèse d’une implication directe des habitants du Haut-Vernet dans les faits. Les prélèvements, effectués auprès des résidents, des vacanciers présents au moment de la disparition ainsi que des proches de la famille Soleil, avaient pour objectif de comparer leurs profils génétiques aux traces relevées sur les habits du garçonnet. D’après les éléments communiqués par le parquet d’Aix-en-Provence, ces traces pourraient appartenir à une ou plusieurs personnes ayant manipulé le corps ou les vêtements après le décès, sans que leur identité soit pour l’heure déterminée.
Les investigations, qui se poursuivent depuis plus de deux ans, n’ont pas permis d’établir un lien formel entre les habitants de la zone et les éléments matériels collectés. Cette absence de correspondance, bien que significative, ne clôt toutefois pas le volet humain de l’enquête, les enquêteurs n’excluant pas que les traces puissent provenir d’un individu extérieur au hameau ou d’un passage antérieur aux faits.
## Des analyses techniques au cœur de l’enquête
Les vêtements du petit Emile, retrouvés à proximité de ses ossements dans un secteur boisé difficile d’accès, avaient fait l’objet d’examens approfondis dans plusieurs laboratoires spécialisés. Selon des sources proches du dossier, ces analyses ont permis d’isoler un profil génétique partiel, insuffisant pour identifier une personne précise mais exploitable pour des comparaisons. Les 106 prélèvements réalisés au Haut-Vernet, qui incluaient également des échantillons environnementaux, ont été systématiquement confrontés à ce profil, sans résultat probant.
Par ailleurs, les ossements de l’enfant, portés disparus depuis le 8 juillet 2023, avaient été découverts le 30 mars 2024 par une randonneuse. Les premières constatations médico-légales avaient alors conclu à une mort dont les causes n’ont pas été officiellement établies, les analyses toxicologiques et anthropologiques n’ayant pas révélé de trace de violence apparente. Cette nouvelle donnée génétique pourrait, selon certains observateurs, relancer l’hypothèse d’une mort accidentelle suivie d’une intervention animale, les vêtements ayant pu être déplacés par la faune locale.
## Une enquête qui reste ouverte
Pour les proches de la famille Soleil, cette annonce intervient après une longue période d’attente, marquée par des espoirs successifs et des zones d’ombre persistantes. Les avocats de la famille, contactés par plusieurs médias régionaux, n’ont pas souhaité commenter ces révélations, se réservant le droit de s’exprimer dans le cadre de la procédure en cours. Toutefois, ils auraient récemment demandé l’audition de nouveaux témoins, signalés dans les semaines suivant la découverte des ossements, sans que cette demande ait été rendue publique.
Le parquet d’Aix-en-Provence, qui coordonne les investigations avec la gendarmerie, n’a pas émis de communiqué officiel à la suite de ces informations. Les enquêteurs poursuivent actuellement l’exploitation des données téléphoniques et des images de vidéosurveillance collectées dans les communes avoisinantes, ainsi que l’analyse de plusieurs objets retrouvés dans le périmètre de découverte. Aucune interpellation n’a été réalisée à ce stade, et l’enquête préliminaire ouverte pour « recherche des causes de la disparition » pourrait évoluer en fonction des résultats à venir.
Cette affaire, qui avait suscité une vive émotion à l’échelle nationale, demeure donc marquée par une série d’incertitudes scientifiques et procédurales. Les prochaines semaines pourraient être décisives, notamment si de nouvelles comparaisons génétiques s’avéraient nécessaires avec des profils issus de bases de données nationales ou européennes.