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Monique Barbut à Nîmes : canicules, inondations, incendies, loup, cadmium, notoriété… les vérités de la ministre de l’Écologie

Une · · Par Claire BERNARD

Monique Barbut à Nîmes : canicules, inondations, incendies, loup, cadmium, notoriété… les vérités de la ministre de l’Écologie

# Monique Barbut à Nîmes : canicules, inondations, incendies, loup, cadmium, notoriété… les vérités de la ministre de l’Écologie La ministre de la Transition éc

# Monique Barbut à Nîmes : canicules, inondations, incendies, loup, cadmium, notoriété… les vérités de la ministre de l’Écologie La ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature, Monique Barbut, était présente à Nîmes ce lundi pour lancer la campagne nationale de prévention des feux de forêt. Selon des informations rapportées par *Midi Libre*, l’ancienne diplomate et haute fonctionnaire a profité de ce déplacement pour aborder une série de sujets brûlants liés aux défis environnementaux du Gard et de la région Occitanie, allant des risques climatiques aux pollutions industrielles en passant par la gestion de la faune sauvage. ## Canicules et inondations : des phénomènes appelés à se multiplier Interrogée sur l’évolution des épisodes météorologiques extrêmes dans le sud de la France, Monique Barbut a souligné que le département du Gard, déjà régulièrement frappé par des inondations dévastatrices, devrait faire face à une intensification de ces phénomènes. D’après des données présentées par la ministre, les épisodes cévenols pourraient gagner en fréquence et en violence sous l’effet du changement climatique. “Nous devons adapter nos infrastructures et nos comportements”, aurait-elle déclaré, insistant sur la nécessité de renforcer les dispositifs de vigilance et de prévention. Par ailleurs, la canicule, qui touche de manière récurrente la région nîmoise, a été présentée comme un risque sanitaire majeur, notamment pour les populations âgées et les personnes isolées. Monique Barbut a rappelé l’importance des plans de gestion des vagues de chaleur, tout en appelant à une accélération de la végétalisation des espaces urbains. ## Incendies : une campagne nationale sous haute tension La venue de la ministre à Nîmes coïncidait avec le lancement officiel de la campagne nationale de lutte contre les feux de forêt. Selon *Midi Libre*, Monique Barbut a insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective face à un risque accru. “Chaque année, des milliers d’hectares partent en fumée, et le changement climatique aggrave la situation”, a-t-elle expliqué. La ministre a également évoqué le rôle des pompiers et des forestiers, saluant leur engagement, tout en soulignant que la prévention passait aussi par une responsabilisation des citoyens. “80 % des départs de feu sont d’origine humaine”, a-t-elle rappelé, appelant à la plus grande vigilance lors des activités en plein air. Le Gard, avec ses vastes massifs forestiers et ses périodes de sécheresse récurrentes, figure parmi les départements les plus exposés. Des moyens supplémentaires, notamment aériens, devraient être déployés cet été, selon des sources gouvernementales. ## Le loup : un équilibre difficile entre protection et pastoralisme Autre sujet abordé par Monique Barbut : la présence croissante du loup dans les Cévennes et sur le plateau du Larzac. Selon des informations rapportées par *Midi Libre*, la ministre a reconnu la complexité de la situation, qui oppose souvent éleveurs et défenseurs de l’environnement. “Le loup est une espèce protégée, mais il est aussi une source de tensions légitimes pour les éleveurs”, aurait-elle déclaré. Monique Barbut a indiqué que des mesures de soutien aux bergers, notamment via le financement de chiens de protection et la mise en place de patrouilles, étaient en cours d’étude. Elle a également évoqué la possibilité d’ajuster les quotas de tirs dérogatoires, sans toutefois remettre en cause le statut de protection de l’animal. Un équilibre délicat, d’autant plus que les attaques de troupeaux se multiplient dans le Gard, suscitant colère et inquiétude chez les éleveurs. ## Cadmium : une pollution industrielle préoccupante dans le Gard La ministre a également été interrogée sur la pollution au cadmium dans le Gard, un sujet sensible qui touche notamment les secteurs de l’industrie métallurgique et de la gestion des déchets. Selon des sources locales, des taux anormalement élevés de ce métal lourd, classé cancérogène, ont été relevés dans certains sols et cours d’eau du département. Monique Barbut a reconnu la gravité du problème, tout en appelant à une évaluation approfondie des sources de contamination. “Nous devons identifier les responsables et mettre en place des mesures de dépollution”, a-t-elle affirmé. La ministre a également évoqué la nécessité de renforcer les contrôles dans les installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE). Ce dossier, suivi de près par les associations écologistes locales, pourrait donner lieu à des actions judiciaires, selon des informations non encore confirmées. ## Notoriété : une ministre méconnue du grand public Enfin, Monique Barbut a abordé, non sans humour, la question de sa notoriété. Nommée à la tête d’un ministère au périmètre élargi, elle a reconnu être encore peu connue du grand public, contrairement à certains de ses prédécesseurs. “Je préfère que l’on parle des dossiers plutôt que de ma personne”, aurait-elle confié. Une discrétion qui pourrait toutefois évoluer à mesure que les enjeux écologiques gagnent en visibilité. Selon *Midi Libre*, la ministre entend multiplier les déplacements sur le terrain pour se faire connaître et porter ses messages. Sa présence à Nîmes, au cœur de problématiques aussi diverses que les incendies, le loup ou la pollution, illustre la complexité des défis qui l’attendent. Reste à savoir si cette approche de terrain suffira à convaincre une opinion publique parfois sceptique face à l’action gouvernementale en matière d’environnement.