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«Mon cerveau a vrillé» : pourquoi la canicule nous rend plus irritable et totalement marteau

Une · · Par Claire BERNARD

«Mon cerveau a vrillé» : pourquoi la canicule nous rend plus irritable et totalement marteau

# «Mon cerveau a vrillé» : pourquoi la canicule nous rend plus irritable et totalement marteau Alors que la France traverse un épisode de chaleur intense, de no

# «Mon cerveau a vrillé» : pourquoi la canicule nous rend plus irritable et totalement marteau Alors que la France traverse un épisode de chaleur intense, de nombreux témoignages font état d'une irritabilité accrue, d'angoisses soudaines et de troubles du sommeil. Selon un article publié par *Le Figaro*, cette hausse exceptionnelle du mercure aurait des conséquences directes sur notre santé mentale, avec un phénomène que certains décrivent comme un « cerveau qui vrille ». ## Un impact physiologique sur le système nerveux D'après les informations rapportées par *Le Figaro*, la chaleur extrême agirait directement sur notre cerveau en perturbant les mécanismes de régulation émotionnelle. L'augmentation de la température corporelle affecterait notamment la production de sérotonine, un neurotransmetteur essentiel à la gestion de l'humeur. Les fortes chaleurs pourraient également réduire le flux sanguin cérébral, entraînant une baisse de la vigilance et une sensibilité accrue au stress. Ce mécanisme expliquerait pourquoi, lors des canicules, des réactions disproportionnées à des stimuli mineurs deviennent fréquentes. Les spécialistes interrogés par le quotidien soulignent que ce phénomène touche une large partie de la population, bien que certains individus y soient plus vulnérables. ## Des troubles psychiques exacerbés par la chaleur Le journaliste du *Figaro* met en lumière une réalité préoccupante : les personnes souffrant de troubles psychiques seraient particulièrement exposées durant ces épisodes caniculaires. L'anxiété, les états dépressifs ou les troubles bipolaires pourraient en effet s'aggraver sous l'effet de la chaleur. Les perturbations du sommeil, fréquentes lors des nuits tropicales, aggraveraient également la fatigue mentale et réduiraient la capacité à faire face aux émotions négatives. Selon des données citées par l'article, les services d'urgence psychiatrique enregistreraient une hausse des consultations lors des périodes de canicule. Ce constat interpelle d'autant plus que les épisodes de chaleur extrême deviennent plus fréquents et plus intenses dans le contexte du réchauffement climatique. ## Un phénomène amplifié par les conditions de vie L'article de *Le Figaro* rappelle également que les conditions de vie durant la canicule jouent un rôle aggravant. L'isolement social, la difficulté à se rafraîchir dans certains logements mal adaptés, ou encore l'incapacité à maintenir une activité normale contribueraient à un sentiment d'impuissance et de frustration. Les personnes âgées, les femmes enceintes et les enfants seraient parmi les plus touchés par ces effets psychologiques. Les experts consultés recommandent plusieurs stratégies pour atténuer ces impacts : maintenir une hydratation régulière, privilégier des activités calmes en intérieur aux heures les plus chaudes, et surtout, ne pas hésiter à solliciter un soutien médical ou psychologique en cas de mal-être persistant. ## Des implications pour les politiques de santé publique Ce constat soulève des questions quant à la préparation des systèmes de santé face aux vagues de chaleur. Selon *Le Figaro*, si les dispositifs de prévention existants se concentrent principalement sur les risques physiques — déshydratation, coups de chaleur —, la dimension psychologique reste encore trop souvent négligée. Des associations de patients et des professionnels de santé mentale appellent à une meilleure prise en compte de ces vulnérabilités dans les plans canicule. L'intégration de messages de prévention spécifiques, la formation des soignants ou encore la mise en place de lignes d'écoute dédiées pourraient constituer des pistes d'amélioration. À mesure que les épisodes de chaleur extrême se multiplient, la question de la santé mentale en période caniculaire devient un enjeu de santé publique à part entière. Les recherches futures devront préciser les mécanismes en jeu et identifier les populations les plus à risque, afin de mieux adapter les réponses collectives à ce défi climatique et sanitaire.