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Modèle social et famille : irresponsabilité ou démagogie ? Ces décisions qui ont coulé la France depuis 50 ans

Une · · Par Claire BERNARD

Modèle social et famille : irresponsabilité ou démagogie ? Ces décisions qui ont coulé la France depuis 50 ans

# Modèle social et famille : quand cinquante ans de décisions politiques interrogent la trajectoire française L'institut Thomas More, laboratoire d'idées libéra

# Modèle social et famille : quand cinquante ans de décisions politiques interrogent la trajectoire française L'institut Thomas More, laboratoire d'idées libéral-conservateur, a entrepris un exercice inédit : recenser les cinquante décisions qui, de Valéry Giscard d'Estaing à Emmanuel Macron, auraient contribué au déclin structurel de la France. Selon les informations rapportées par Le Figaro, les mesures touchant au modèle social et à la famille occuperaient une place centrale dans cette analyse critique, au cœur des fragilités économiques et démographiques actuelles. ## Un modèle social jugé trop coûteux et structurellement irréformable Parmi les décisions emblématiques identifiées par l'institut Thomas More figure notamment l'ordonnance du gouvernement de Pierre Mauroy, prise en 1983, qui abaissait l'âge légal de départ à la retraite de 65 à 60 ans. Cette mesure, issue d'une promesse de campagne de François Mitterrand en 1981, symboliserait selon les auteurs de l'étude un tournant dans la gestion des finances publiques françaises. Le financement de ce dispositif, conjugué au vieillissement démographique et à la diminution du rapport entre actifs et retraités, aurait progressivement grevé l'équilibre des comptes sociaux. Les analystes de l'institut souligneraient également l'accumulation de dispositifs sociaux dont la soutenabilité financière n'aurait pas été suffisamment anticipée. La succession des réformes, souvent partielles ou contestées dans la rue, aurait produit un système complexe, coûteux et particulièrement difficile à faire évoluer. Cette sédimentation de mesures, parfois contradictoires, expliquerait en partie la difficulté des gouvernements successifs à engager des transformations structurelles d'ampleur. ## La famille, pilier discret mais essentiel de la cohésion sociale Le volet familial des décisions recensées par l'institut Thomas More interrogerait tout autant. Les politiques familiales menées depuis cinq décennies auraient, selon cette analyse, fragilisé les fondements mêmes de la cellule familiale française. La redéfinition progressive des cadres juridiques, l'évolution des dispositifs d'aide et la transformation des modèles de solidarité intergénérationnelle participeraient d'un mouvement plus large de recomposition sociale dont les conséquences démographiques et économiques mériteraient d'être mesurées avec précision. Le lien entre politique familiale et dynamique démographique constituerait un enjeu majeur pour la trajectoire du pays. Les chercheurs de l'institut établiraient un parallèle entre l'affaiblissement des structures familiales traditionnelles et la diminution du taux de natalité observée ces dernières années, facteur aggravant pour le financement du système de protection sociale à moyen et long terme. ## Une grille de lecture idéologique assumée L'exercice proposé par l'institut Thomas More s'inscrit dans une grille de lecture résolument libérale-conservatrice, ce que l'institution assume pleinement. Cette approche, si elle offre une cohérence analytique, ne saurait toutefois constituer une vérité absolue sur les causes du déclin relatif de la France. D'autres écoles de pensée économique et sociale proposeraient des lectures alternatives, attribuant par exemple les difficultés actuelles à la désindustrialisation, à la construction européenne ou aux chocs exogènes successifs. La dimension prospective de ces travaux mérite néanmoins l'attention : au-delà du diagnostic rétrospectif, c'est bien la capacité de la France à engager les réformes nécessaires qui se trouve interrogée. La question de la soutenabilité du modèle social et des politiques familiales, dans un contexte de contraintes budgétaires croissantes et de vieillissement démographique, demeurera vraisemblablement au cœur des débats publics des prochaines années, quelle que soit l'orientation politique des gouvernements à venir.