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Mobilisation des lycéens : l’exécutif parie sur une «décélération» du mouvement

Une · · Par Claire BERNARD

Mobilisation des lycéens : l’exécutif parie sur une «décélération» du mouvement

## Mobilisation des lycéens : l'exécutif parie sur une « décélération » du mouvement Alors qu'une deuxième semaine de mobilisation dans les lycées s'achève, l'e

## Mobilisation des lycéens : l'exécutif parie sur une « décélération » du mouvement Alors qu'une deuxième semaine de mobilisation dans les lycées s'achève, l'exécutif affiche un optimisme mesuré face à un mouvement qui semble, selon lui, perdre en intensité. Quelque 150 établissements restaient fermés ce vendredi 9 octobre 2026, un chiffre en repli par rapport aux journées précédentes, d'après les informations rapportées par Le Figaro. ## Un reflux perçu au sommet de l'État Selon des sources gouvernementales citées par Le Figaro, « une nette décélération du mouvement » est observée à l'approche du week-end. Cette analyse s'appuie notamment sur l'étude des images de la manifestation du jeudi 8 octobre, place de la Bastille, qui aurait rassemblé environ 25 000 personnes. Au-delà des affrontements survenus lors de la dispersion du cortège — imputés par l'exécutif à « un groupe d'ultra-gauche proche du NPA qui est allé au contact » —, le bilan de cette journée serait perçu comme relativement rassurant par les autorités. Cette lecture officielle demeure toutefois une interprétation gouvernementale, qui pourrait évoluer selon la tournure des prochains rassemblements. ## Une mutation vers un répertoire d'action plus classique D'après l'analyse livrée par l'exécutif au quotidien, le mouvement serait en train de se transformer : il passerait « d'un phénomène inédit de forte mobilisation mêlée à des violences urbaines vers une forme plus traditionnelle ». L'entrée en jeu des organisations syndicales, avec lesquelles le gouvernement affirme être en lien, permettrait selon cette même source de « canaliser » la contestation. Cette dynamique semble confirmer une tendance déjà observée lors de précédents mouvements lycéens, où l'implication des centrales syndicales avait contribué à structurer et à encadrer les revendications, tout en réduisant le risque de débordements. ## Une vigilance maintenue avant une nouvelle échéance Malgré ce diagnostic favorable, l'exécutif ne semble pas considérer la séquence comme close. Le gouvernement s'attend à un week-end « calme », mais la proximité d'une nouvelle journée de grève et de manifestation, annoncée pour les jours suivants, incite à la prudence. En effet, l'expérience de mouvements sociaux récents a montré que des phases de repli apparent pouvaient précéder de nouvelles poussées de mobilisation, notamment lorsque les motifs de contestation demeurent inchangés. La fermeture de 150 lycées ce vendredi témoigne par ailleurs d'une agitation qui n'a pas totalement disparu du territoire, d'autant plus que les actions observées apparaissent désormais plus territorialisées et moins violentes qu'en début de semaine. ## Un enjeu de gestion pour le ministère Pour Édouard Geffray, ministre de l'Éducation nationale, dont la présence était signalée vendredi à Cachan, l'enjeu consiste à accompagner ce reflux sans donner l'impression de minimiser les préoccupations exprimées dans les établissements. La stratégie gouvernementale semble reposer sur une double approche : d'une part, valoriser la baisse de la conflictualité, d'autre part, maintenir un dialogue avec les organisations représentatives afin d'éviter une reprise en main du mouvement par des groupes plus radicaux. Cette posture pourrait toutefois être mise à l'épreuve si la prochaine journée de mobilisation devait rassembler des effectifs comparables à ceux du début du mouvement. La suite dépendra largement de la capacité des autorités à confirmer, dans les faits, cette trajectoire de décélération. Le prochain rendez-vous de mobilisation constituera, à cet égard, un indicateur déterminant.