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Meurtre de Lyhanna : à Mont-de-Marsan, Jérôme Barella est surveillé toutes les 30 minutes pour «risque suicidaire»

Une · · Par Claire BERNARD

Meurtre de Lyhanna : à Mont-de-Marsan, Jérôme Barella est surveillé toutes les 30 minutes pour «risque suicidaire»

# Meurtre de Lyhanna : à Mont-de-Marsan, Jérôme Barella placé sous surveillance renforcée pour « risque suicidaire » Mis en examen pour le meurtre de la jeune L

# Meurtre de Lyhanna : à Mont-de-Marsan, Jérôme Barella placé sous surveillance renforcée pour « risque suicidaire » Mis en examen pour le meurtre de la jeune Lyhanna et incarcéré au centre pénitentiaire de Mont-de-Marsan (Landes), Jérôme Barella fait l'objet d'un dispositif de surveillance exceptionnel depuis la mi-juin. Selon une note interne de la direction interrégionale des services pénitentiaires de Bordeaux, consultée par *Le Figaro* et confirmant une information de RTL, le détenu bénéficie d'un régime spécial « vulnérabilité-risque suicidaire » mis en place le 16 juin dernier. ## Un protocole motivé par l'extrême médiatisation de l'affaire D'après les éléments rapportés par *Le Figaro* et ses journalistes Léopold Paitier et Marie-Hélène Hérouart, ce protocole aurait été activé notamment en raison de l'importante couverture médiatique entourant l'affaire. Les responsables du centre pénitentiaire auraient été prévenus par note de service de l'arrivée de ce détenu qualifié de « médiatique », ce qui aurait justifié la mise en place de mesures de surveillance renforcées. Ce dispositif s'inscrirait dans une procédure standard visant à prévenir tout passage à l'acte chez les personnes incarcérées présentant des fragilités psychologiques avérées ou potentielles. ## Des rondes toutes les trente minutes, sept jours sur sept Concrètement, Jérôme Barella serait soumis à une surveillance quasi permanente. Selon la note interne, des rondes seraient effectuées toutes les trente minutes, 24 heures sur 24 et sept jours sur sept. Les surveillants auraient l'obligation de renseigner un registre officiel, consignant scrupuleusement leurs observations lors de chaque passage. Ce niveau de vigilance, habituellement réservé aux détenus les plus exposés, viserait à détecter tout signe de détresse ou de passage à l'acte imminent. Par ailleurs, Jérôme Barella serait placé à l'isolement, un régime de détention spécial qui l'empêcherait de croiser d'autres détenus, mesure présentée comme étant prise pour sa propre sécurité. ## Un contexte judiciaire encore en développement L'affaire, qui suscite une vive émotion dans l'opinion publique, reste à ce stade au stade de l'instruction. Jérôme Barella, mis en examen pour meurtre, contesterait les faits qui lui sont reprochés, selon des sources proches du dossier. Le placement en détention provisoire et les mesures de surveillance renforcée interrogent sur l'état psychologique du mis en cause, mais également sur les conditions de détention des personnes impliquées dans des affaires très médiatisées. La direction interrégionale des services pénitentiaires de Bordeaux n'a pas souhaité commenter officiellement ces informations, renvoyant au secret de l'instruction. Ce dispositif « vulnérabilité-risque suicidaire » pourrait être réévalué dans les semaines à venir en fonction de l'évolution de l'état de santé du détenu et des conclusions des expertises psychologiques en cours. L'affaire Lyhanna, qui continue de mobiliser l'attention des médias et de l'opinion, illustre les défis posés par la gestion carcérale des affaires criminelles fortement médiatisées.