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Meurtre de Jacqueline au Grau-du-Roi : "besoin viscéral de faire mal", sentiment "d’injustice"… le profil du collégien mis en examen pour assassinat

Une · · Par Claire BERNARD

Meurtre de Jacqueline au Grau-du-Roi :

# Meurtre de Jacqueline au Grau-du-Roi : "besoin viscéral de faire mal", sentiment "d'injustice"… le profil du collégien mis en examen pour assassinat Une semai

# Meurtre de Jacqueline au Grau-du-Roi : "besoin viscéral de faire mal", sentiment "d'injustice"… le profil du collégien mis en examen pour assassinat Une semaine après la mort tragique de Jacqueline, une femme de 86 ans, au Grau-du-Roi, le principal suspect, un adolescent de 15 ans, a été mis en examen pour assassinat. Selon des informations rapportées par Midi Libre, le collégien aurait reconnu avoir préparé et commis l'agression, révélant un profil psychologique marqué par un "besoin viscéral de faire mal" et un profond sentiment "d'injustice". ## Un passage à l'acte préparé et revendiqué Lors d'une conférence de presse tenue ce jeudi 18 juin, la procureure de Nîmes a détaillé les éléments recueillis par les enquêteurs. D'après les sources judiciaires, l'adolescent aurait planifié son geste avec une certaine méthode, ce qui contredit l'hypothèse d'un acte impulsif. Les investigations ont notamment mis en lumière des recherches préalables sur internet, ainsi que l'acquisition d'une arme blanche. Le collégien aurait également reconnu avoir suivi sa victime avant de passer à l'acte, dans le but de commettre un vol qui aurait mal tourné. Cependant, les déclarations du mis en cause, rapportées par les enquêteurs, évoquent davantage une volonté de nuire que la simple recherche d'un butin. ## Un profil psychologique inquiétant Les expertises psychologiques réalisées dans le cadre de l'enquête dressent le portrait d'un adolescent en proie à des pulsions violentes. Selon des sources proches du dossier, le collégien aurait exprimé un "besoin viscéral de faire mal", une formulation qui a particulièrement frappé les enquêteurs. Ce sentiment de toute-puissance serait associé à un ressentiment profond, qu'il qualifie lui-même de sentiment "d'injustice" à l'égard de la société. Les psychologues qui l'ont examiné évoquent une personnalité en construction, mais déjà marquée par une absence d'empathie et une difficulté à se projeter dans les conséquences de ses actes. Un profil qui, selon les spécialistes, pourrait relever de troubles de la personnalité antisociale, bien que les experts restent prudents à ce stade de l'enquête. ## Un contexte familial et social sous examen Parallèlement à l'analyse psychologique, les enquêteurs s'intéressent au parcours de l'adolescent pour tenter de comprendre l'origine de ces pulsions. D'après des informations non confirmées, le collégien aurait grandi dans un environnement familial complexe, marqué par des tensions et un sentiment d'abandon. Ses proches, interrogés par les gendarmes, décrivent un jeune homme "renfermé", "passionné par les jeux vidéo violents" et "en décalage avec les autres élèves de son âge". Cependant, aucun antécédent judiciaire ou signalement pour violence n'avait été recensé jusqu'à présent. Le collège qu'il fréquentait, situé dans une commune voisine du Grau-du-Roi, aurait également signalé des difficultés scolaires et un comportement de plus en plus agité ces derniers mois, sans pour autant alerter les autorités au point de déclencher une procédure de protection de l'enfance. ## Les suites judiciaires et les questions qu'elles soulèvent Le collégien a été mis en examen pour assassinat et placé en détention provisoire, une mesure rare pour un mineur de 15 ans mais justifiée par la gravité des faits et le risque de réitération. La procédure pénale applicable aux mineurs prévoit une phase d'instruction approfondie, au cours de laquelle des expertises complémentaires seront ordonnées. L'adolescent encourt une peine de 20 ans de réclusion criminelle, conformément au code pénal pour les mineurs de plus de 16 ans au moment des faits, une disposition qui pourrait s'appliquer si l'instruction confirme son âge au moment du passage à l'acte. Ce drame relance également le débat sur la prise en charge des adolescents en souffrance psychique et sur les signaux d'alerte qui, dans ce cas, n'ont pas été suffisamment pris en compte par les institutions. La communauté du Grau-du-Roi, sous le choc, a rendu hommage à Jacqueline, une femme discrète et appréciée de tous. Les proches de la victime, quant à eux, attendent désormais les résultats de l'instruction pour comprendre comment un tel drame a pu se produire, tandis que les autorités locales appellent à la prudence face aux interprétations hâtives.