Menaces de mort en prison, RAID mobilisé… Les coulisses d’un dispositif de sécurité hors norme pour le procès de l’assassinat du frère d’Amine Kessaci

## Un dispositif de sécurité hors norme pour le procès de l'assassinat du frère d'Amine Kessaci Le centre-ville d'Aix-en-Provence s'apprête à être bouclé pour l
## Un dispositif de sécurité hors norme pour le procès de l'assassinat du frère d'Amine Kessaci
Le centre-ville d'Aix-en-Provence s'apprête à être bouclé pour la deuxième fois en quelques mois. À partir du 19 octobre, la cour d'assises des Bouches-du-Rhône accueillera, pendant trois semaines, le procès d'un triple assassinat commis en 2020, dont l'une des victimes est Brahim Chabane, demi-frère d'Amine Kessaci, selon des informations rapportées par Le Figaro.
## Un procès sous très haute surveillance
D'après les éléments relayés par le quotidien, pas moins de cinq accusés, actuellement en détention, comparaîtront jusqu'au 6 novembre dans l'une des salles d'assises de la cour d'appel d'Aix-en-Provence, au Palais Monclar. Des renforts de police nationale et de gendarmerie sécuriseront les trois semaines d'audience de ce procès très attendu. Ce dispositif exceptionnel vise notamment à prévenir tout incident en marge des débats, dans un contexte où les affaires liées au narcobanditisme marseillais suscitent une vigilance accrue des autorités.
## Des accusés liés à la DZ Mafia
Parmi les cinq accusés figurent deux figures éminentes du narcobanditisme français, dont Amine Oualane, présenté comme l'un des cadres présumés de l'organisation criminelle de la DZ Mafia. Multi-mis en examen et réputé « sanguinaire » selon les termes cités par Le Figaro, le trentenaire se serait forgé une réputation en détention. Il aurait été transféré fin 2025 dans l'une des prisons de haute sécurité réservées aux narcotrafiquants. Selon les informations du quotidien, lui et plusieurs accusés auraient d'ores et déjà été transférés dans l'un des établissements pénitentiaires du secteur, dans l'attente de l'ouverture des débats.
## Des menaces de mort signalées en détention
Le dispositif de sécurité ne se limiterait pas au périmètre de la cour d'assises. Des menaces de mort auraient été proférées en prison, ce qui expliquerait notamment la mobilisation du RAID, l'unité d'élite de la police nationale. Ces éléments, s'ils étaient confirmés, souligneraient la tension extrême entourant ce dossier, d'autant plus que les affaires impliquant des membres présumés de la DZ Mafia ont déjà donné lieu, par le passé, à des incidents graves en milieu carcéral comme lors des audiences.
## Un contexte marseillais sous pression
Ce procès intervient dans un climat particulièrement tendu à Marseille et dans sa région, où les règlements de comptes liés au trafic de stupéfiants ont fait plusieurs victimes ces dernières années. La médiatisation de l'affaire, renforcée par la notoriété d'Amine Kessaci, figure engagée dans la lutte contre les trafics, pourrait accentuer encore la pression autour des audiences. Les autorités semblent vouloir éviter tout débordement, à l'image des mesures déjà déployées lors d'autres procès sensibles dans le département.
Toutefois, les contours exacts du dispositif sécuritaire n'ont pas été intégralement dévoilés, les autorités préférant, selon toute vraisemblance, ne pas communiquer sur les détails opérationnels. L'issue de ce procès, qui s'étendra sur trois semaines, pourrait avoir des implications notables sur la perception publique de la lutte contre le narcobanditisme dans la région.