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Menaces de mort contre le maire d’Alès : la "DZ Mafia" nie toute implication dans une vidéo, "un acte qui nuit énormément à nos affaires"

Une · · Par Claire BERNARD

Menaces de mort contre le maire d’Alès : la

Menaces de mort contre le maire d’Alès : la "DZ Mafia" nie toute implication dans une vidéo, "un acte qui nuit énormément à nos affaires" L’enquête sur les mena

Menaces de mort contre le maire d’Alès : la "DZ Mafia" nie toute implication dans une vidéo, "un acte qui nuit énormément à nos affaires"

L’enquête sur les menaces de mort proférées à l’encontre de Christophe Rivenq, maire d’Alès (Gard), connaît un rebondissement inattendu. Alors que le parquet national anticriminalité organisée (Pnaco) s’est saisi du dossier, une vidéo récemment diffusée sur les réseaux sociaux montre des individus se réclamant de la "DZ Mafia", un groupe criminel originaire de Marseille, niant formellement toute implication dans cette affaire et dénonçant un acte qui, selon eux, "nuit énormément à leurs affaires". Selon des informations rapportées par Midi Libre, cette séquence, dont l’authenticité n’a pas encore été officiellement confirmée par les enquêteurs, ajoute une couche de complexité à une affaire déjà sensible.

Un démenti vidéo qui interroge

Dans cette vidéo de plusieurs minutes, des hommes encagoulés, se présentant comme des membres de la DZ Mafia, prennent la parole pour affirmer n’être pour rien dans les menaces qui visent le premier édile d’Alès. "Nous n’avons rien à voir avec cette histoire. C’est un acte qui nuit énormément à nos affaires", déclare l’un d’eux, selon des propos rapportés par Midi Libre. Ce démenti intervient alors que l’enquête, confiée au Pnaco, cherche à établir les responsabilités derrière ces intimidations, qui pourraient être liées à des conflits autour de trafics de stupéfiants ou de règlements de comptes territoriaux. Les enquêteurs devront déterminer si cette vidéo est une tentative de brouillage des pistes ou une réelle prise de distance de la part d’une organisation criminelle soucieuse de protéger ses opérations.

Un contexte de tensions croissantes

Les menaces de mort contre Christophe Rivenq, révélées fin mars 2025, avaient suscité une vive émotion dans la ville d’Alès et au-delà. Le maire, connu pour sa politique ferme en matière de sécurité et de lutte contre les trafics, avait reçu des messages explicites, notamment par courrier et via des intermédiaires. Selon des sources proches de l’enquête, ces intimidations pourraient être liées à des actions municipales visant à démanteler des points de deal dans le quartier de la Prairie ou à des tensions avec des réseaux criminels implantés dans la région. Le parquet national anticriminalité organisée, qui s’est saisi de l’affaire le 2 avril, souligne la gravité des faits, d’autant plus que des précédents existent dans le Gard, où des élus locaux ont déjà été ciblés par des menaces similaires.

Les implications pour la DZ Mafia et les enquêteurs

La DZ Mafia, dont le nom évoque les "DZ" (pour "dealers zone" ou "dizaine", selon les interprétations), est un réseau criminel marseillais impliqué dans le trafic de stupéfiants, les extorsions et les violences. Sa prise de parole publique, même par vidéo interposée, est rare et pourrait indiquer une volonté de se distancier d’une affaire qui attire l’attention des médias et des autorités. Cependant, les enquêteurs restent prudents : il pourrait s’agir d’une manœuvre de diversion ou d’une tentative de négociation implicite. Selon des spécialistes de la criminalité organisée interrogés par Midi Libre, ce type de démenti vidéo est parfois utilisé pour protéger des intérêts économiques, notamment lorsque des menaces publiques risquent de compromettre des réseaux lucratifs. Le Pnaco devrait analyser la vidéo pour en vérifier l’authenticité, identifier les voix et les signatures visuelles, et croiser ces éléments avec les données déjà collectées.

Vers une escalade ou une accalmie ?

Alors que l’enquête se poursuit, la situation à Alès reste tendue. Christophe Rivenq, qui a reçu le soutien de la ministre déléguée à la Sécurité et de plusieurs élus locaux, a annoncé qu’il ne céderait pas à l’intimidation. "Je continuerai mon travail pour la sécurité des Alésiens", a-t-il déclaré dans un communiqué, selon Midi Libre. Pour les observateurs, ce démenti vidéo pourrait soit apaiser les tensions en montrant une désolidarisation du groupe criminel, soit au contraire les exacerber en attisant les rivalités entre clans. Le parquet national anticriminalité organisée, qui dispose de moyens élargis, devrait prochainement communiquer sur l’avancée des investigations, tandis que la police judiciaire de Nîmes poursuit ses auditions. Cette affaire illustre, une fois de plus, la porosité entre les menaces contre les élus et les activités criminelles organisées, un phénomène qui préoccupe les autorités à l’échelle nationale.