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Menaces de mort contre le maire d’Alès : la "DZ Mafia" nie toute implication dans une vidéo

Une · · Par Claire BERNARD

Menaces de mort contre le maire d’Alès : la

Menaces de mort contre le maire d’Alès : la "DZ Mafia" nie toute implication dans une vidéo Alors que l’enquête sur les menaces de mort visant le maire d’Alès,

Menaces de mort contre le maire d’Alès : la "DZ Mafia" nie toute implication dans une vidéo

Alors que l’enquête sur les menaces de mort visant le maire d’Alès, Christophe Rivenq, prend une ampleur nationale, une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux vient brouiller les pistes. Des individus se réclamant de la "DZ Mafia", un groupe criminel originaire de Marseille, y nient formellement toute implication dans ces intimidations, selon des informations rapportées par Midi Libre.

Une enquête confiée au parquet national anticriminalité organisée

Face à la gravité des faits, le parquet national anticriminalité organisé (PNACO) s’est saisi de l’affaire, un signal fort de la dimension potentiellement structurée de ces menaces. Selon des sources proches du dossier, citées par Midi Libre, les investigations visent à identifier les auteurs et le mobile derrière ces intimidations, qui pourraient être liées à des trafics ou à des conflits territoriaux. Christophe Rivenq, élu depuis 2020, avait déjà été la cible de pressions dans le cadre de la politique de sécurité menée dans sa commune, notamment contre le trafic de stupéfiants. Le transfert de l’enquête au PNACO, une juridiction spécialisée dans la criminalité organisée, suggère que les autorités n’excluent pas une implication de réseaux criminels structurés, au-delà d’un simple acte isolé.

La "DZ Mafia" prend la parole pour se désolidariser

Dans une vidéo de quelques minutes, dont Midi Libre a pu prendre connaissance, plusieurs hommes encagoulés affirment que la "DZ Mafia" n’est pas responsable des menaces proférées à l’encontre du maire d’Alès. Ils précisent que leur organisation, bien que connue pour ses activités criminelles présumées, ne s’en prendrait pas à des élus locaux. Cette mise au point intervient alors que les spéculations allaient bon train sur les réseaux sociaux, certains internautes établissant un lien direct entre les menaces et ce groupe. Cependant, l’authenticité de cette vidéo n’a pas encore été officiellement confirmée par les enquêteurs, qui devraient l’analyser pour vérifier d’éventuels éléments techniques ou des revendications indirectes. Il semblerait que cette communication soit une tentative de la part du groupe de se distancier d’une affaire qui attire l’attention des plus hautes instances judiciaires.

Un contexte de tensions croissantes dans le Gard

Ces menaces s’inscrivent dans un climat de tensions récurrentes dans l’agglomération d’Alès, où la lutte contre les trafics de stupéfiants est une priorité affichée de la municipalité. Christophe Rivenq avait notamment annoncé, en début d’année, le renforcement des patrouilles de police municipale et la pose de caméras de vidéosurveillance dans plusieurs quartiers sensibles. D’après des sources locales, des élus d’autres communes du Gard auraient également été ciblés par des intimidations ces derniers mois, sans que cela n’ait été systématiquement rendu public. La réaction de la "DZ Mafia", qu’elle soit sincère ou stratégique, pourrait compliquer le travail des enquêteurs, qui devront déterminer si ces menaces émanent d’une branche dissidente, d’un groupe concurrent ou d’un imitateur cherchant à instrumentaliser la réputation du groupe criminel.

Des implications judiciaires et politiques incertaines

L’affaire pourrait avoir des répercussions au-delà du simple cadre local. Le parquet national anticriminalité organisée, en se saisissant du dossier, envoie un signal clair sur la détermination de l’État à protéger les élus face à la criminalité organisée. Cependant, la vidéo de dénégation jette un doute sur l’origine réelle des menaces. Si les auteurs ne sont pas identifiés rapidement, cela pourrait affaiblir la crédibilité des mesures de sécurité annoncées. Par ailleurs, certains observateurs notent que cette affaire intervient dans un contexte électoral tendu, alors que les municipales de 2026 approchent. Christophe Rivenq, qui pourrait briguer un second mandat, voit sa position renforcée par la sympathie suscitée par ces menaces, mais aussi potentiellement fragilisée si l’enquête révélait une instrumentalisation politique. L’enquête devra également déterminer si ces intimidations sont liées à des contentieux personnels ou à des rivalités locales, la piste criminelle n’étant qu’une hypothèse parmi d’autres.

Enjeux de sécurité et de crédibilité pour les institutions

Cette affaire met en lumière les défis auxquels sont confrontés les élus locaux dans les zones marquées par la criminalité organisée. Alors que la DZ Mafia nie toute implication, les autorités doivent désormais explorer toutes les pistes, y compris celle d’une manipulation médiatique visant à détourner l’attention. La protection des maires, déjà renforcée après l’assassinat de l’élu de Signes en 2019, pourrait être de nouveau au centre des débats parlementaires. Dans l’attente des conclusions de l’enquête, la ville d’Alès reste sous tension, et Christophe Rivenq bénéficie d’un dispositif de sécurité renforcé, selon des sources préfectorales. L’issue de cette enquête pourrait influencer la manière dont les pouvoirs publics abordent la sécurisation des mandats électifs face à la montée des pressions criminelles.