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Mégafeu en Gironde : après la polémique, les maires du Porge et du Cap Ferret se confient au Figaro

Une · · Par Claire BERNARD

Mégafeu en Gironde : après la polémique, les maires du Porge et du Cap Ferret se confient au Figaro

Neuf jours après la fixation du mégafeu de Saumos, les maires du Porge et de Lège-Cap-Ferret ont accepté de revenir sur la polémique qui a suivi le sinistre. Da

Neuf jours après la fixation du mégafeu de Saumos, les maires du Porge et de Lège-Cap-Ferret ont accepté de revenir sur la polémique qui a suivi le sinistre. Dans un entretien croisé accordé au Figaro, Martial Zaninetti et Philippe de Gonneville livrent leur analyse des événements qui ont marqué la Gironde fin juillet. ## Un phénomène météorologique inédit en Europe Le 24 juillet, le mégafeu de Saumos s'est transformé en pyrocumulonimbus, un orage de flammes extrêmement dangereux. Selon les informations rapportées par Le Figaro, il s'agirait d'une première en France et en Europe. Ce phénomène, qui combine des températures extrêmes et des vents violents générés par le feu lui-même, a créé des conditions de combat inédites pour les sapeurs-pompiers du SDIS 33. Les communes du Porge et de Lège-Cap-Ferret se sont retrouvées prises au piège de ce phénomène, qui a ravagé 22 000 hectares selon les données communiquées par les autorités locales. La presqu'île du Cap Ferret, territoire en cul-de-sac, a échappé de justesse à la progression des flammes, tandis que le Porge a subi des pertes matérielles considérables. ## Des habitants qui s'interrogent sur la stratégie de lutte Au Porge, 183 habitations ont été ravagées par les flammes. Bien que les autorités s'en défendent, de nombreux habitants auraient exprimé le sentiment d'avoir été abandonnés par les pompiers au profit du Cap Ferret. Cette perception, rapportée par Le Figaro, repose notamment sur la concentration des moyens aériens observée durant les premières heures du sinistre. Martial Zaninetti, premier édile sans étiquette effectuant son premier mandat dans la commune la plus touchée, a reconnu dans l'entretien : « Je ne suis ni pompier ni spécialiste, mais il est évident que nous avons manqué de moyens aériens rapides et efficaces pour nous attaquer à un… » La suite de sa déclaration, réservée aux abonnés, laisse entrevoir une critique nuancée de la gestion opérationnelle du mégafeu. ## Des élus confrontés à un événement hors normes Philippe de Gonneville, divers droite réélu en mars dernier, administre une presqu'île qui aurait pu être totalement isolée par les flammes. Le caractère exceptionnel du pyrocumulonimbus, phénomène jamais documenté à cette échelle sur le continent, pourrait expliquer en partie les difficultés rencontrées par les services de secours. Toutefois, la question de la préparation des territoires face à ce type d'événement extrême demeure posée. Les deux édiles se confient au Figaro dans un contexte où la Gironde a brûlé 42 000 hectares en onze jours, un bilan qui interroge sur l'adéquation entre les moyens disponibles et l'ampleur des feux de forêt dans un contexte de changement climatique. Les retours d'expérience de ces communes pourraient alimenter les réflexions nationales sur la stratégie de lutte contre les incendies de très grande ampleur, alors que ce type de phénomène pourrait se reproduire.